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mardi, 23 avril 2013

CEI : « frauder sera possible »

Après Bamba Yacouba, voilà Inza Diomandé, un autre porte-parole de la Commission Electorale dite Indépendante (CEI) qui plastronnait sur la couverture d’un confrère hier matin pour annoncer que les élections municipales de dimanche prochain seront immaculées. Il dit précisément ceci : « Frauder sera difficile ». Heureusement pour les fraudeurs armés, il ne dit pas que ce sera impossible. C’aurait été un peu gros au regard du passé très controversée de cette commission. Les promesses de transparence sont dans son cahier de charge, mais elle n’est pas tenue de les tenir. Et ce n’est pas par accident, la CEI est en elle-même une officine de fraude. Elle est le symbole de tout ce qu’il y a de frauduleux, d’illégitime et de vicieux dans l’arsenal politico-juridique ivoirien.
Lors de la présidentielle de 2010, le sieur Youssouf Bakayoko, président de cette commission, comme un lâche, a semé tous les membres de son groupement électoral pour se retrouver, seul, au QG de campagne d’Alassane Ouattara afin de le déclarer vainqueur de l’élection. Soit, mais il ne nous a jamais montré le document ou le procès verbal de la délibération de cette commission électorale. Le PV consigné par tous ceux qui avaient voix délibérative dans cette commission électorale aurait pu au minimum justifié de l’authenticité des résultats qu’il a proclamés au Golf Hôtel entouré d’hommes en armes. Cette image d’un président de commission pris en otage par les sicaires du régime actuel ne nous a pas semblé servir énormément la transparence. En sus, que devons-nous attendre en termes de transparence d’une commission électorale illégale. Cela a tout l’air d’un voleur qui renie sa main dans la poche d’autrui. Les accords de Ouaga qui ont institué cette commission ont mis fin à ses fonctions depuis la fin de la dernière élection présidentielle.
Tout compte fait, le véritable enjeu des élections de dimanche prochain, sera le taux de participation. Ceux qui font la promesse de la transparence aujourd’hui seront-il à mesure de nous en donner les vrais chiffres ? Les banques sont toujours rendues difficiles à cambrioler. Cela ne veut nullement dire qu’on ne les braque pas ou qu’on ne réussit pas à les cambrioler. De vous à moi, que vaut la promesse de transparence de Youssouf Bakayoko dans le régime d’Alassane Ouattara devant des candidats qui n’ont rien à envier à tous ceux qui ont dévalisé la plupart des agences BCEAO du territoire nationale.

Joseph Marat

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