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vendredi, 14 juin 2013

Stéphane Richard, un instigateur va tomber

Il se passe actuellement en France, un événement qui devrait réjouir les ivoiriens. Leurs bourreaux d’hier, sont, lentement mais surement, en train payer. Chacun à sa manière. J’étais loin de m’en douté et je ne m’en serais jamais douté. Il faut dire que pour établir ce rapport entre l’affaire Tapie et la Côte d’Ivoire, il faut être un sage de la vie politique ivoirienne. Au sens où il faut être connecté et à cheval entre ce qui se passe en France et en Côte d’Ivoire. Il faut connaitre les deux milieux et connaitre ses ennemis comme aime à le dire cet ami dont je parle. Sans cela on croira que, les gens agissent, font le mal et rien ne se passe. Dieu serait injuste de laisser prospérer les grands criminels de notre époque.
Non, il ne s’agit pas de Christine Lagarde. Elle est aussi éclaboussée et cela sert notre cause. Mais pour l’heure il s’agit de son directeur de cabinet du temps où elle était ministre de l’économie et des finances en France. Il s’agit de Stéphane Richard. Ce monsieur est Président Directeur Général de Orange, l’une des plus grosses entreprises de France et il a été aussi reconduit par le gouvernement de François Hollande pour service rendu à la nation française. Voila ce qui a été dit sur ce monsieur dans le courant de cette semaine : « affaire Tapie : Stéphane Richard mit en examen pour escroquerie en bande organisée ». À un si haut niveau de responsabilité les autorités judiciaires françaises ne joueraient pas avec les mots. Les juges pèsent bien leurs mots dans cette sentence. Et imaginez avec qui ce monsieur constituerait « cette bande organisée » ? Nicolas Sarkozy, l’hyper président à son temps et sa ministre seraient-ils hors de cette bande, ignoreraient ce que Stéphane Richard tramait dans leur dos avec les milliards des contribuables français ? Nous nous interrogeons. C’est une somme trop importante qui rend dérisoires les misères de Claude Guéant pour que le sommet de l’Etat ignore les contours de l’affaire et n’en ait pas fixé les règles. Il a même déjà indiqué que l’Elysée était le lieu des réunions de stratégie.
Pour notre part, si la justice française devait aller jusqu’au bout dans cette affaire de détournement sans se sacrifier sur l’autel de la raison d’Etat qui limite quelque peu trop la démocratie dans cet Etat français qui s’en gargarise artificiellement, elle devrait punir la « bande organisée de criminels » qui n’est pas à son premier forfait avec l’affaire Tapie. Ce monsieur est la cheville ouvrière de toute cette machination qui a obtenu de l’Union Européenne l’embargo sur les médicaments et la fermeture de toutes les banques en Côte d’Ivoire pendant la crise dite postélectorale. La cupidité de Stéphane Richard et sa Bande organisée ne se limitait pas seulement à mener une guerre sauvage de prédation en Afrique. Il pompait aussi dans les caisses de l’Etat français pour le compte de qui on sait.

Joseph Marat

lundi, 10 juin 2013

La version politique du surréalisme


Panique ou surréalisme ? Il n’y a pas, en fait, de choix. C’est la panique qui inspire les actes politiques surréalistes du régime actuel. On se croirait devant une œuvre picturale de Salvador Dali qui défie toutes les lois du réalisme en associant, dans ses esquisses du beau, la représentation de la nature à des formes qui jurent avec la réalité. Ici, il s’agit de l’art. Et je me demande ces derniers temps si ce qui est valable en art pur ne l’est pas aussi en politique. D’après mon petit Larousse « le surréalisme est un mouvement littéraire et artistique né en France au lendemain de première guerre mondiale qui se dresse contre toutes les formes d’ordre et de conventions logiques, morales, sociales et qui leur oppose les valeurs de rêve, de l’instinct, du désir et de la révolte, dans le fonctionnement réel de la pensée ». Pendant que nous y sommes, n’est-ce pas la version politique de ce mouvement artistique que nous servent depuis toujours nos amis d’en face ? Le RDR, aujourd’hui au pouvoir, n’est-il un creuset de politiciens surréalistes. Et cette observation n’est pas loin d’être un compliment. Tenez ! « 3 jours après la décision de la CPI, les corps sortent de terre. 52 corps exhumés hier à Yopougon » voilà ce qu’on pouvait lire sur le quotidien pro-RDR, Nord Sud, le jeudi 06 juin dernier. A coté, le journal Le Patriote faisait dire au porte-parole de la CPI ceci : « Il n’a jamais été question de libérer de Laurent Gbagbo ». En réponse à la décision de la Cour Pénale Internationale de renvoyer Ben Souda à sa copie pour insuffisance de preuves.
Quand on va déterrer des corps pour combler les insuffisances du dossier de la procureure de la CPI, on se demande si nos artistes surréalistes se sont donné la peine de comprendre ce que la CPI leur demande de produire comme preuve. Même si Laurent Gbagbo avait tué un dizaine de personnes, il ne serait pas moins un criminel. Ce n’est donc pas en déterrant les 3000 morts qu’on lui attribue, qu’on prouverait suffisamment sa culpabilité. Ce qui est surréaliste est que nos amis d’en face ont certainement cru comprendre qu’on leur demande de faire prendre des avions aux 3000 morts qu’ils attribuent à Gbagbo pour les faire comparaitre devant les juges qui n’ont pas suffisamment de preuve. Sinon, entre nous, à quoi ça servirait de les exhumer maintenant ? Ils n’ont pas compris que les juges, à l’unanimité leur demande de rendre un peu digeste leur discours d’accusation. Et lorsqu’on parle de discours, on est au-delà du divers sensibles, on parle de cohérence rationnelle. On leur demande par exemple de démontrer comment celui qui demandait le recomptage des voix pour régler le contentieux électoral aurait pu être plus responsable de la mort de 3000 personnes que le va-t-en guerre qui a ameuter toutes forces militaires du monde pour conquérir son pouvoir ? C’est cela que veut dire rétablir la chaine de commandement qui fait du Président Gbagbo le responsable de tous ces morts. En la matière un exemple de démonstration existe. Le 27 mars 2011 une personne A prend un décret instituant une armée pour attaquer une personne B. 10 jours plus tard, c'est-à-dire le 27 mars, cette armée, lancée depuis le nord contre la personne B au sud, laisse l’ONU ramasser derrière elle près de 1000 cadavres. Il y a eu crime contre l’humanité et ce serait incohérent de dire que c’est la personne B du sud qui est responsable de ce massacre.
Quant à la question de la libération de Gbagbo, il faut douter que le porte-parole de la CPI ait dit ce qu’on lui prête. Une fois encore l’imagination déborde chez nos amis d’en face. Ils ne se rendent même pas compte que deux ans de détention, c’est déjà trop pour une personne contre qui on enregistre un défaut de preuve. Il n’y a que dans le monde surréaliste du RDR que le principe de la présomption d’innocence n’existe que pour les criminels avérés.

Joseph Marat

mardi, 04 juin 2013

Big Brother ne perd jamais !

Nous avons une fois encore gagné. Et il ne faut pas bouder sa joie. Notre champion, décidément ne perd pas de procès. Parce qu’il a toujours été convaincu d’une chose : un homme politique, digne de ce nom, doit toujours inscrire son action dans le strict respect du droit et Laurent Gbagbo s’est toujours adossé au droit, et à la constitution de son pays. C’est pourquoi, là où le droit se célèbre, il ne craint rien. Ils lui ont proposé de lui accorder la liberté provisoire à condition qu’il reste déporté dans un autre pays que le sien. Il leur a répondu qu’il préfère plutôt être jugé, condamné et finir ses jours dans une prison selon le verdict du droit ou de la justice, fut-il inique, que de finir ses jours en exil, en violation flagrante de la loi fondamentale de son pays. « Aucun Ivoirien ne doit être contraint à l’exil.» Cette posture rappelle bien celle du philosophe Socrate, le Père de la civilisation occidentale. Un ami m’a dit un jour que le cas Gbagbo est un casse-tête pour la communauté internationale parce qu’il leur oppose avec la rigueur juridique qui l’accompagne, les principes élémentaire de la civilisation qu’elle croit détenir et qu’elle croit nous apporter. Elle se rend compte qu’avec ce monsieur, de quelque façon qu’elle veuille le prendre, elle passera pour être le creuset de la sauvagerie.
Le Président Gbagbo a gagné son procès contre les procureurs O Campo et Ben Souda. N’en déplaisent à ceux qui veulent se contenter aujourd’hui du report du procès de confirmation des charges. Ils ont perdu et il devrait avoir honte d’être si indignes de diriger un peuple qui est attaché à son âme, c’est-à-dire au droit. Le droit et la loi sont les éléments constitutifs de l’âme d’un peuple. Ils peuvent être durs, tyranniques, mais c’est son respect qui maintient le peuple dans son concept. Lorsqu’on n’obéit pas aux lois et au droit qu’un peuple s’est librement donné, on ne mérite pas de le diriger parce qu’on est simplement un hors-la-loi. Nulle part dans notre constitution, il n’est dit qu’il faut recourir à la violence pour solder un contentieux électoral. Notre constitution prévoit tous les recours démocratiques possibles. Ce qu’on a vu après les élections de 2010 relève simplement du banditisme.
Qu’on demande aujourd’hui à Fatou Ben Souda de repartir sur les lieux du crime pour ramener plus de preuves qu’elle n’en a déjà produites est tout simplement un aveu d’échec d’une communauté internationale qui ne sait que faire du cas Gbagbo. Le "nègre" a été plus intelligent que la machine civilisatrice. Parce que comment celui ou celle qui n’a pu rassembler des preuves suffisantes sur un lieu de crime encore tout frais, peut-il en trouver quand celui-ci a été souillé ? L’enquêtrice trouvera les preuves qu’elle viendra chercher en Côte d’Ivoire. Le régime actuel est prêt pour ça. On lui connait difficilement d’autres prouesses. Mais comment Ben Souda, qui inventait déjà les preuves, quand elles étaient encore fraiches et disponibles, procédera-t-elle pour démontrer qu’elle n’invente plus rien ? comment a-t-elle fait pour ne pas voir, la première fois, ces preuves accablantes qui devraient condamner Gbagbo dès que possible ? La cause est perdue pour eux. L’habillage temporel dont il recouvre leur décision n’est rien d’autre qu’une façon pour eux de sauver la face.
J’étais dans cette euphorie infantile quand un ami dont j’apprécie la perspicacité m’a appelé pour me dire ceci : « Jeune homme, c’est dans cette posture de vaincu que Big Brother est très dangereux parce que, dans le fond, il ne perd jamais. Ne nous laissons surtout pas endormir par le fumigène. Continuons de rester vigilant en ayant le triomphe modeste et travaillons maintenant à ce que Big Brother se convertisse et change de camp… »

Joseph Marat

lundi, 03 juin 2013

Peur mal contenue

« Vers la confirmation des charges contre l’ex-président ivoirien » voilà ce qui a fait la manchette de la plupart des journaux pro-Ouattara le Week-end dernier. Apparemment, ils voulaient véhiculer le sentiment encore confus que les pro-Gbagbo, dans cette affaire, perdront la face. Comme si, rien qu’avec cette confirmation des charges, on devrait se convaincre de la culpabilité et de la condamnation du célèbre prisonnier de Scheveningen. La confirmation des charges veut simplement dire qu’il y aura un procès. Et pour ma part, j’ai perçu derrière le tir groupé de la presse du régime, une peur mal contenue de ceux qui ont tout à perdre dans un procès qui fera éclater la vérité, la duplicité et le racisme des impérialistes censeurs de la communauté dite internationale. Les pro-Gbagbo espèrent certes que tout s’arrête à cette audience de confirmation ou d’infirmation des charges et que la communauté internationale nous aide à nous asseoir pour solder le compte de toutes ces crises qui déchirent notre pays. La coexistence pacifique, gage du développement vaut bien le sacrifice de la vérité. L’attente que tout s’arrête maintenant, n’est pas pour nous un refuge coupable. Au contraire cette aspiration est l’expression du sentiment d’être allé trop loin dans notre folie à se déchirer et à déchirer la mère patrie et qu’il faille arrêter au risque de disparaître comme des idiots selon l’artiste. Les pro-Gbagbo, dans leur profond désir de sauver ce pays, nourrissent même le rêve que la sagesse visite les autorités actuelles de la Côte d’Ivoire pour qu’elles tentent de mettre fin à cette parodie de procès à la Cour Pénale Internationale. Elles sauveraient plusieurs faces à la fois : la leur, celle de l’Onu et celle de la France. Parce que, à qui ce procès va-t-il faire admettre que, pour la promotion des hommes et pour prémunir notre humanité contre des crimes atroces, il faut armer et entretenir, une dizaine d’années durant, une rébellion sanguinaire, ensuite opter pour l’usage des armes pour régler un contentieux électoral. Surtout quand, en la matière on ne demandait à personne d’inventer la roue. Le ré-comptage des voix est la seule solution qui aurait pu nous éviter les crimes contre l’humanité en procès aujourd’hui à la Haye. Qui a refusé cette solution ?
Si c est un véritable procès contre le crime contre l’humanité qui s’ouvre, il ne peut être que celui de l’éclatement de la vérité. Et qui aurait peur que la vérité éclate si ce ne sont pas les criminels eux-mêmes. C’est pourquoi face à la décision que va prendre la Cour Pénale Internationale pour marquer l’étape de la confirmation ou non des charges contre le président Gbagbo la sérénité est notre lot quotidien. Si la CPI décide d’aller au procès, c est parce qu’elle aura décidé de connaitre la vérité. Et nous serons là pour la lui donner, quitte à ce qu’elle se discrédite définitivement en lui donnant une issue inique. Dans le cas contraire, elle aura été visitée par la sagesse pour sauver ce pays.

Joseph Marat