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dimanche, 21 juillet 2013

Faut-il prendre les armes contre le rattrapage ethnique ?



Guillaume Soro prépare activement un déplacement à Gagnoa. Le chef de la communauté des chefs de village du département lui fait cette invitation lors de la dernière visite d’Etat de Ouattara dans le nord. En plus de leur invitation au chef d’Etat d’effectuer une visite d’Etat à Gagnoa, le Chef Gbizié avait demandé aussi à a Soro Guillaume, en tant que président de l’assemblée nationale, de venir inaugurer le siège social des chefs du département de Gagnoa. Telle que la chose se présente, Soro va certainement en éclaireur dans cette localité natale de leur pire ennemi Laurent Gbagbo. L’inauguration du siège des chefs n’est en fait qu’un prétexte. Ce ne sont pas les préfets et autres autorités locales qui manquent sur place pour arroser une bicoque dédiée aux chefs villageois du département de Gagnoa. Tout le symbole réside donc dans le déplacement de Soro Guillaume lui-même pour voir s’il est possible aux autorités actuelles de Côte d’Ivoire de se donner le luxe de prendre un bain de foule chez Laurent Gbagbo. Il faut saluer une fois encore le "courage" de celui qui a porté le glaive dans le sain de la mère patrie pour combattre le vent de l’exclusion et l’ivoirité, l’idée de notre être au monde en tant qu’Ivoirien. A Gagnoa quelle soit la façon dont il sera accueilli, à coté des flatteries et civilités dues à son rang, on ne manquera pas de lui demander s’il est contre l’exclusion de son clan ou contre l’exclusion sous toutes ses formes. Dans le premier cas Soro Guillaume ne pourra pas se prévaloir d’être un homme d’Etat et son statut de président du parlement ivoirien sera vu comme une immense imposture. Parce que ce qu’on appelle intérêt général dans un Etat digne de ce nom ne s’accommode pas d’hommes aux visions claniques et étriquées. Dans le cas où il voudrait se mettre à la hauteur du titre qu’il porte pompeusement et laisser au peuple du Gô l’image d’un homme d’Etat sur qui il faut compter demain, il faudra demander à Soro s’il faut prendre les armes pour combattre le rattrapage ethnique ? Ce peuple qui le recevra sous peu, et il n’est pas le seul, est en voie de disparition dans le cosmos politique ivoirien et la litanie de sa souffrance sera certainement tue pour ne pas indisposer l’hôte. Mais la question restera fondamentale face au frère qui a réussi en ayant été fier d’être rebelle. Que devons-nous faire pour lutter contre le rattrapage ethnique qui nous ronge à petit feu ? Il ya des réponses aux énigmes qui permettent de jauger la valeur des hommes dits prédestinés. Soro Guillaume va bientôt rendre visite à un peuple qui rase les murs depuis le 11 avril 2011. Il faut saluer ce déplacement. Mais de ce qu’il leur dira dépendra sa notoriété politique et la guérison des plaies causées par ses armes dites critiques.


Joseph Marat

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