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mardi, 30 juillet 2013

La parenthèse douloureuse I

Un ami m’a posé la question de savoir ce que je pense de cette réflexion du philosophe français Michel Onfrey « La philosophie est un sport de combat ». Je lui ai répondu exactement ceci : « le philosophe n'a pas tort. C'est une lutte cérébrale contre toutes les barrières de l'obscurantisme. » La philosophie nait dans l’antiquité contre le paralogisme de la barbarie. Elle n’a jamais cessé d’être cet exercice intellectuel qui comme la lumière de la rationalité et de l’éthique guide toute société vers son épanouissement. Dans cette démarche, elle lutte contre toutes les forces rétrogrades qui ignorent dans la plupart des cas qu’elles rament à contre courant de l’Histoire de l’humanité. Comme Adolph Hitler a pu écrire Mein Kampf, ils sont encore aujourd’hui très nombreux qui écrivent des livres pour justifier leur barbarie, leur rébellion, et la sauvagerie. Ils nomment cela aussi « philosopher » et dans l’antiquité, on les appelait des sophistes. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil et les maux d’hier sont les mêmes aujourd’hui. Et malgré les apparences, la lutte est des intellectuels ivoiriens est épique. Ils savent que nous traversons la période la plus sombre de notre histoire ou des hommes sans foi ni loi veulent leur faire prendre des vessies pour des lanternes. Leur conscience reste éveillée et leur foi est surtout inébranlable en l’idée que le bout du tunnel n’est plus loin. La parenthèse va se refermer bientôt et mettre fin au folklore de ceux qui croient faire de la politique quand chaque jour ils exposent la laideur de leur ignorance en la matière.
Soro Guillaume a reporté son déplacement à Gagnoa à une date ultérieure. On ne nous donnera pas de raison officielle. Mais je me dis que quelqu’un lui a certainement soufflé qu’il serait politiquement incongru qu’il se rende à Gagnoa les bras ballants. Laurent Gbagbo en prison à La Haye, sa mère une octogénaire en exil avec ses autres enfants, quel acte de réconciliation où quelle parole de conciliation serait-il allé dire à ce peuple qui souffre d’être traité comme des pestiférés. A défaut de ramener Laurent Gbagbo de La Haye pour des raisons objectives d’incompétence politique, le numéro 2 du régime de Ouattara peut au minimum réhabiliter le domicile villageois de la mère du président ivoirien Gbagbo et la ramener d’exil. Cela aurait au moins l’avantage d’être un signe d’intelligence politique. Quoique pour ceux qui redescendent dans cette caverne où Ouattara, Soro, Bakayoko, Bacongo, Koné, Issiaka, Ouedraogo, Kaboré et consorts sont rois, ce cinéma relèvera d’un folklore mal orchestré parce qu’un Etat n’a que faire du particularisme. Je citerai pour finir Alexis Gnagno, un intellectuel ivoirien qui attend aussi que la parenthèse de la gouvernance aveugle se referme pour que renaisse un Etat ivoirien plus fort : « Gagnoa, comme d'ailleurs beaucoup de régions de Côte d'Ivoire, n'a pas de problème avec le régime de Ouattara dont certains cadres sont des fils et même des personnalités connues originaires de cette région (...) Ils n'ont jamais été menacés parce qu'ils appartiennent à d'autres formations que le FPI de Gbagbo. Par ailleurs, le premier tour de l'élection présidentielle a montré un maillage territorial de l'électorat de Gbagbo qui devrait obliger à poser le problème de la réconciliation sur un plan national. (…)

joseph Marat

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