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mercredi, 18 septembre 2013

Mahan Gahé a été victime d’un contrat !

C’était la consternation totale hier devant le message qui m’annonce le décès de Mahan Gahé, le Secrétaire général de la Centrale syndicale Dignité. Un grand Monsieur vient de tombé. Notre pays perd l’un de ses grands leaders d’opinion au bout de 18 mois d’incarcération dans l’un des camps de concentration de la dramanie. Et sur le coup je m’inquiète pour tous les prisonniers politiques de Ouattara. Nous reviendront-ils en bonne santé ? Ou ont-ils été programmés, de façon métabolique, pour finir au bout de 1 ou 2 ans de liberté ? La question n’est pas anodine quand on connait la perfidie de ceux qui nous gouvernent. Bref…à suivre.
Le peuple de Côte d’Ivoire pleure un grand syndicaliste qui avait fait du combat, pour l’amélioration de la condition des travailleurs ivoiriens, un sacerdoce. Personne ne peut dire de lui qu’il a trahi une quelconque lutte ou qu’il a été partisan parce c’est naturellement qu’il était de gauche. Sa vocation indiquait sa position sur toutes les questions sociales. Il était dans le camp opposé au patronat. Il était pour le droit et l’épanouissement de celui qui travaille. Il était forcement contre l’esclavagisation du travail. Et on comprend donc aisément pourquoi ceux qui ont attaqué ce pays et dont le projet n’a jamais été autre que de nous assujettir ont pris le syndicaliste pour un politique et l’ont traité de la pire des façons. Quand ils ont su qu’il n’avait plus pour longtemps à vivre, ils l’ont libéré pour qu’il meure de ces blessures et du poison dans les bras des siens.
Un ami qui souffre énormément de la disparition de son partenaire dans la lutte m’a confié autour d’un café que le syndicalisme de Mahan Gahé n’est pas la cause profonde de l’acharnement des sbires de Ouattara sur sa personne. Il est convaincu que Mahan Gahé a été victime d’une machination beaucoup plus subtile et pernicieuse des personnes insoupçonnables qui ont fait le choix à un moment donné du pacte avec le diable. Au lendemain de Marcoussis le syndicaliste faisait partie de la Commission des Droits de l’Homme mis en place par le président Gbagbo. Elle était composée des représentants de toutes les parties présentes au sommet de Marcoussis et présidé par l’épouse de l’actuel président du Conseil Constitutionnel, Mme Francis Wodié. La Commission rendait publique son rapport annuel en tenant compte de toutes les sensibilités pour être chaque fois proche de l’objectivité jusqu'à ce qu’à la veille du 11 avril 201, en pleine réunion des commissaires, Mahan Gahé, avec le franc-parler qu’on lui connait demande à Victorine Wodié de démissionner si elle était désormais incapable de faire une lecture objective de la situation des droits de l’homme qui prévalait dans le pays. Cette dernière n’a pas caché qu’elle a été offusquée par une opinion contraire à la sienne en pleine réunion. Elle a suspendu les indemnités du commissaire Mahan Gahé, menaçant dans des confidences de lui faire payer son outrecuidance.
J’ai compris qu’il faut avoir été l’objet d’un contrat spécial pour subir une maltraitance qui vous broie les vertèbres cervicales, les côtes et la plupart des organes vitaux. Que Dieu nous garde !

Joseph Marat

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