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vendredi, 11 octobre 2013

Le peuple le réclame et ils le savent

Je peux me tromper. Mais j’ai cru entendre le procureur de la Cour Pénale Internationale demander, au cours de l’audience du 9 octobre dernier, à la juge Silvia Alejandra Fernandez de Gurmendi de ne pas prêter attention à l’idée, désormais populaire en Côte d’Ivoire, que sans Gbagbo, il n’y aura pas de réconciliation. Dans un procès où l’accusation n’a pas de preuve pour justifier son action, on peut bien se permettre de faire du dilatoire de ce genre : « Maintenons-le en prison. De toute façon on n’a pas besoin de lui en Côte d’Ivoire. Qu’il soit coupable ou non n’a plus d’importance. Le seul fait que les ivoiriens n’aient plus besoin de lui pour vivre ensemble devrait suffire pour le condamner …». Je ne m’attarderai pas sur les contradictions dans les termes. Laurent Gbagbo étant un ivoirien, on ne devrait logiquement pas penser que son absence est facteur de réconciliation si on ne peut pas prouver qu’il est un sujet, unanimement reconnu, de division.
Je voudrais plutôt faire une observation à partir d’un fait banale qui dit long sur la prépondérance de la personne de Laurent Gbagbo dans le "village ivoirien". Sur le chemin de mes occupations, j’ai fait une escale devant l’étalage d’un vendeur de journaux hier. L’idée m’est venue instantanément de compter les journaux qui n’affichaient aucune image du Président Laurent Gbagbo. Je n’en ai pas vu. Poursuivant l’exercice pour Konan Bédié, je l’aperçois, luttant contre les rides, sur un canard de son bord. Alassane Ouattara n’a été aperçu nulle part sur les Unes des journaux de ce jeudi 10 octobre 2013. Une analyse statistique de cette observation aurait produit un histogramme très parlant. Pendant que la colonne représentant l’image de Gbagbo culmine à 100%, celle de Ouattara est totalement inexistant. Le message est loin d’être ambigu et les journalistes qui sont, quel que soit le bord politique, des vendeurs de papiers, le savent encore mieux : Ouattara ne fait pas vendre. Son image ne passe pas. Laurent Gbagbo par contre, quel que soit le support sur lequel, il parait, les organes de presse sont sûrs d’attirer l’attention de la population ivoirienne sur leurs tabloïds et de gagner le jackpot. Pour les analystes de la communication, il n’y a pas plusieurs façons de parvenir à la conclusion que les ivoiriens veulent qu’on leur serve du "Laurent Gbagbo" tous les jours. En Côte d’Ivoire, même si nous feignons tous de faire autre chose, consciemment pour certains et subconsciemment pour d’autres, nous attendons tous que ce monsieur rentre chez lui. C’est le contraire qui est devenu, au fil du temps, utopique.
Laurent Gbagbo est en prison depuis bientôt trois ans pour avoir massacré le peuple ivoirien. Le paradoxe est que les victimes rescapées et leurs parents sont tellement masochistes et ingrats qu’ils aspirent au retour du "dictateur" pendant qu’ils refusent de voir en photo leur bienfaiteur Alassane Ouattara.

Joseph Marat

Commentaires

Nous vivons certainement dans la même cote d'ivoire M.Marat mais nous n'avons certainement pas le même sens de l'observation ni la même analyse des faits. Vous faites bien de noter que le procès de Gbagbo intéresse chaque individu dans le hameau le plus reculé du pays. Mais bien parce que ceux-ci ne peuvent s'empêcher de suivre de près le procès de celui qui a été la cause de leurs souffrances. Il est vrai que les quelques partisans encore fidèles do t vous faites certainement partie, liant la survie de ce pays à un seul individu malgré la décennie si peu reluisante qu'il nous a fait vivre, se suspendent chaque fois aux lèvres des juges espérant une hypothétique libération. Seulement Gbagbo n'estpas innocent et vous semblez vous cacher volontairement cette vérité. Et en tant que coupable, c'est bien a sa place qu'il se trouve.

Écrit par : Atoh | mercredi, 16 octobre 2013

J'ai lu cet texte insipide et délirant . Le sieur Brogui Joel portant la cagoule de Joseph marat est effectivement un pauvre type perdu qui empoisonne malleureusement l'esprit de générations entières. Tout le drame de l'Afrique se trouve dans cette cohorte de pseudo intellectuels-instruments formatés selon la dimension instrumentale de la rationalité occidentale et qui infestent le continent. Des individus quin'ont aucun cœur, aucun sens éthique, aucune conviction morale, qui ne croient en rien, qui se sont noyés dans la philosophie occidentale du soupçon et dans le nihilisme à partir d'une compréhension dévoyée de Marx, de Nietzsche et de Freud et qui n'ont finalement pour bréviaire que la haine et le ressentiment.Monsieur brogui Joel j'ai pas souvenance que tu es été un brillant étudiant, toujours abonné aux deuxième session tu devrais faire preuve d'humilité car aujourd'hui encore tes textes sont d'une infligeante fadeur.

Écrit par : momo | jeudi, 31 octobre 2013

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