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dimanche, 19 janvier 2014

Le pays de Ouattara est dangereux

L’information n’est pas passée inaperçue. Le 28 décembre dernier, sous la plume de Coulibaly Zie Oumar de Notre Voie, on pouvait lire ceci « Alerte, Ouattara récolte ce qu’il a semé: Côte d’ivoire classée troisième pays le plus dangereux au monde! » Il tient l’information de RFI, cette radio mondiale qui fait référence dans le camp d’en face et d’une institution internationale, l’Institut pour l’Economie et la Paix (IEP). Cet institut aurait eu pour critères d’évaluation le taux d’homicide, le niveau de militarisation, la population carcérale d’un pays donné. Malgré toutes les raisons de s’alarmer devant cette vérité de l’analyse de ceux qu’ils ne soupçonneraient jamais de partialité pour la cause de leurs ennemis politiques, je suis sûr qu’il se sont déjà trouvé des journalistes pour dire que la Côte d’Ivoire a gagné deux places sur cette liste macabre avec la politique du sieur Ouattara . Et je vais peut-être vous surprendre en disant qu’ils n’ont certainement pas tort puisque nous avons connu pire. Nous devons avoir occupé la première place en 2011 quand nos Institutions publiques croulaient sous les bombes assassines des mercenaires de tous les pays de la sous région et des légionnaires de l’armée française. En revanche à qui nous avons du devoir cette première place ? Une question qui vaut son pesant d’or quand on sait qu’à cette époque le chef d’Etat en exercice, le président Laurent Gbagbo appelait au recomptage des voix pendant qu’Alassane Ouattara ameutait des troupes de tout acabit pour conquérir le pouvoir d’Etat. La sécurité ou l’insécurité des ivoiriens est donc fonction des humeurs de Ouattara. Il peut par voie de conséquence mieux faire que de gagner deux places après trois ans de gouvernance. Mais apparemment il ne veut et il ne peut pas. Il ne saurait gouverner ce pays sans cette terreur qui maintient le peuple ivoirien dans son lit. Ce ne sont pas les revendications d’ordre social ou corporatiste qui manquent dans ce pays, mais nous vivons tous une sorte de trêve sociale et politique parce que nous restons tous tétanisé par la peur entretenue par le régime de la terreur.

Le premier critère de l’IEP est le taux d’homicide dans les pays. En Côte d’ivoire ce sont les nantis de l’opposition qui meurent subitement de crise cardiaque, d’insuffisance rénale et même de diabète à cause des avoirs illégalement gelés. Imaginez le drame que vivent en cachette les démunis et les anonymes comme les témoins de la tragédie de Nahibly qui n’a pas, elle-même, échappée l’IEP. Le second critère parle du niveau de militarisation. Après une décennie de rébellion couronnée par une guerre postélectorale, la priorité d’un gouvernement qui veut la sécurité pour sa population aurait été le désarmement de tous les combattants. Il n’y a pas longtemps Ouattara leur a demandé de garder par devers eux leurs kalachnikovs. Une recommandation subtile de se faire payer sur le terrain. Le dernier critère relève de la population carcérale du pays. Il n’a pas échappé aux experts de l’IEP que la prison est un instrument de gouvernance du régime Ouattara. Plus ses opposants sont en prison, mieux il se porte et Dieu seul sait combien sont ceux qui se sentent incarcérés dans ce pays, même dans le confort de leur domicile.

Joseph Marat

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