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jeudi, 06 septembre 2018

La légende d'octobre

C’est vrai, l'actualité c'est la partition du PDCI. Qui l'eut cru. Le régime du Rdr est décidément passé maitre dans l’art de diviser les partis politiques. « Diviser pour mieux régner» n’a jamais été aussi vrai qu’avec Alassane Ouattara au pouvoir. Le célèbre philosophe hégélien de l’université Felix Houphouët Boigny d’Abidjan, Dibi Kouadio Augustin, dans une tribune ce lundi, y a même vu un signe de l’histoire, promenant la réflexion dans un discours spécieux sur le parfait anagramme des mots écart et trace. Tout ce, pour dire sa joie de voir naitre le RHDP et conférer un caractère messianique aux traces de ceux qu’on écarte. Bref. En marge de ce qui occupe le front de l’actualité, il y a des nœuds qui se dénouent. Le plus important, c’est celui de l’incarcération du Président Laurent GBAGBO à la Haye. Les plus optimistes de sa libération imminente avaient fini par comprendre que l’échéance 2020 était la plus raisonnable parce que le système impérialiste qui le tient en otage, veille à ce qu’il ne vienne pas perturber la gouvernance de leur poulain. A deux ans de la fin officielle des mandats de Ouattara, ce n’est même plus une vue de l’esprit de dire et penser que Laurent Gbagbo sortira de prison avant la fin du mois d’octobre 2018. Le paradoxe est l’absence de réaction de nos adversaires d’en face. Ont-ils enfin compris, à leur corps défendant, que la forfaiture a assez duré. Près de 82 témoins auditionnés n’ont pu produire la moindre preuve contre Gbagbo. Mieux, ils l’ont, au fil des interrogatoires, pratiquement tous disculpé. Au point qu’il devient aujourd’hui gênant, ridicule de poursuivre ce qui devrait être un paradigme de jugement en matière de droit. Politiquement, il est devenu incorrect de rouvrir ce procès et demander à la défense de faire défiler des témoins. Les lapalissades sont devenues périlleuses pour les gouvernements impérialistes. Certains chefs européens commencent, dans les coulisses, à se désolidariser de ce qu’il est convenu d’appeler le procès de la honte. Ils refusent que leur gouvernance et l’image de leur pays soient associées à cette sale affaire d’oppression et de pillage de la Côte d’Ivoire orchestrée par des prédécesseurs véreux. Un ami, qui suit, mine de rien, tout ce qui se passe au Pays-Bas m’a rétorqué sur les réseaux sociaux que j’étais énormément en retard en caressant l’idée d’une sortie probable du Président Gbagbo de prison. Il a traduit en langage simple pour moi ce que les juges ont demandé à Maitre Altit et son équipe. Ils devront présenter sous peu un document demandant la libération de l’Otage. Il est apparemment très difficile de donner une réponse négative à cette demande que le collège des juges a lui-même suscité. Et la communication sur cet événement a déjà commencé. Bernard Houdin, l’un des conseillers et amis du Président Gbagbo peut tranquillement dire à Soro guillaume de se dépêcher s’il veut le rencontrer parce qu’il ne passera pas l’automne de cette année 2018 à la Haye. La légende de cette histoire est que Laurent Gbagbo sera sorti de la prison de Scheveningen sans qu’il ait eu à se défendre d'avoir commis des crimes imprescriptibles.

Joseph Marat

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