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mardi, 08 novembre 2011

Une civilisation de loups


« L’histoire des peuples d’Europe, d’Amérique et d’Asie a démontré que ce ne sont pas les infrastructures bâties, par une coopération néocoloniale, qui crée le développement. Le développement d’un pays, c’est d’abord l’investissement dans la formation de l’homme, donc la liberté, le travail, le social et la démocratie. Car, c’est l’homme, tiré de la dictature politique, de la faim, de la misère, qui, par sa propre réflexion quotidienne, rentabilise la matière grise et transforme son environnement. »
J’étais en train de lire cette réflexion de Bernard Doza quand j’ai été tiré de ma lecture par un zapping. La RTI version Dramane Ouattara passe son journal de 20 h avec la présentatrice "vedette" du moment, Habiba Dembelé. Elle lançait un énième séminaire de Ouattara sur la justice à Yamoussoukro. Elle n’avait pas bonne mine, son visage était émacié. Le mascara du maquillage, n’a pas pu cacher les fossettes saillantes qui tiraient sur les creux des joues et qui sortaient les yeux de leurs orbites. Habiba affichait une mine à l’image de la Côte d’Ivoire. Un pays qui, malgré les grands travaux de profilage des voies, va mal.
Lorsque je reviens à mon texte, le passage que je lisais s’illumine d’un éclair. Dans le programme de gouvernement de la coalition qui "dégage" Laurent Gbagbo, il n’est pas question d’investir dans « l’homme par la formation ». Après 7 mois au pouvoir, les universités sont toujours fermées. Ils avaient même appelé au boycott des cours aux lendemains des élections de novembre 2010 avant de se réjouir récemment des taux catastrophiques de réussite. Pour les libertés individuelles il faut repasser. On se sent mieux avec l’opposition en prison et en exil. S’occupent-ils au moins du social ? Posez la question aux victimes de guerre et des déguerpissements d’Anne Ouloto. Et le travail ? Le chiffre de 120 000 que déplore le patronat ivoirien en matière de pertes d’emploi n’est que provisoire puisqu’il n’inclut pas les victimes de tous les concours annulés. On parle au moins de démocratie dans ces derniers temps ? Oui ! Mais cela ressemble bien plus à une nasse du même Youssouf Bakayoko qu’à un jeu transparent.
Face à l’humanité, il ya deux attitudes possibles : celle de l’humanisme où la promotion de l’humain est au cœur de toute action politique et celle de la prédation qui consiste à faire de l’homme une proie. Dans ce dernier cas l’homme est forcement un loup pour l’homme.

Joseph Marat

Côte d’Ivoire soumise et humiliée


Une chose est sûre avec le régime Ouattara, le concept de souveraineté réclamé à cor et à cri sous la Refondation est loin d’être un souci. Le jour même de son investiture à Yamoussoukro, sur la chaîne de propagande française France 24, Alassane Dramane Ouattara confiait aux téléspectateurs qu’il souhaiterait renforcer les accords de défense avec la France et faire de la Côte d’Ivoire une base arrière pour la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. En dehors des sornettes des puissances impérialistes que même un souverainiste aurait pu gober, rien que pour contribuer à lutter contre le fléau du terrorisme, Alassane Ouattara n’est pas Laurent Gbagbo. Avec lui les accords de coopération entre les Etats prennent les contours du rapport entre le maitre et son esclave. Nous sommes dans un déni total de notre indépendance et de la dignité qu’aurait pu inspirer notre citoyenneté.
Nous avons voulu fermer les yeux, et penser que nous ne sommes pas concernés par le comportement d’un régime qui a peu d’égard pour l’honneur de notre pays. Mais peut-on faire comme si dans son rapport avec la France ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est bafouée ? Cela rappelle cette grande déception d’un militant Rhdp, dans un "nouchi" bien articulé, sur la radio française Europe 1, qui commentait le bombardement de la résidence du chef de l’Etat Laurent Gbagbo, et qui disait précisément ceci : « j’ai voté le Kôrô Alassane et je pense qu’il a gagné l’élection mais, j’ai honte de ce qui se passe actuellement dans mon pays. Je ne supporte pas que les forces françaises bombardent la présidence de la République. C’est le symbole de notre souveraineté. Quel Français supporterait qu’une force étrangère vienne larguer des bombes sur l’Elysée même s’il n’aime pas celui qui s’y trouve ? » Quoique ce ne fut pas nécessaire, puisque Laurent Gbagbo appelait au recomptage des voix, Alassane Ouattara avait jeté la honte sur ses propres militants en appelant sur les mêmes antennes, les forces étrangères à venir déloger le président de la République. Mais on a beau s’en offusquer, cela semble ne rien dire au gouvernement ivoirien. Cette posture du petit toutou entre les jambes de son maitre semble énormément plaire. Il fait tout pour non seulement ne plus jamais effaroucher nos ancêtres les Gaulois mais aussi pour prendre toutes leurs moqueries pour des boniments. Après le saccage de la quasi-totalité des entreprises en Côte d’Ivoire, le dédommagement des seules entreprises françaises a été inscrit à l’ordre du jour du gouvernement. Depuis sept mois au pouvoir, Ouattara effectuera bientôt son septième voyage en France, sans avoir jamais visité une seule localité de la Côte d’ivoire. Passons le positionnement des Français à chaque niveau de l’administration ivoirienne.
Aujourd’hui, la France de Nicolas Sarkozy a tellement conscience de son ascendance sur le régime d’Abidjan qu’elle ne prend même plus de gants pour trainer la Côte d’Ivoire dans le déshonneur. Tenez, la toute dernière visite du ministre de l’intérieur Claude Guéant achève de montrer, une fois de plus, à quel point les armoiries de la Côte d’Ivoire ont cessé de compter. Il n’a pas jugé nécessaire de repeindre dans une autre couleur les 34 véhicules de seconde main qu’il vend à la Côte d’ Ivoire pour équiper une police qui a tout perdu. Non seulement ces véhicules ne peuvent efficacement servir parce qu’inadaptés aux conditions de travail de la police ivoirienne, mais en plus, ce n’est pas ce dont la police a le plus besoin actuellement. Du fait de la guerre, les bandits ont été armés et les policiers désarmés. Il faut donc un équipement plus adéquat face la tâche qui les attend. Quand on regarde le faste avec lequel Claude Guéant a été reçu pour 34 petites babioles, c’est à croire que la Côte d’Ivoire est tellement tombée bas qu’elle s’étale même pour dire merci à la France qui vient de lui vendre de la camelote.

Joseph Marat

lundi, 07 novembre 2011

Enjambez mon corps !



Qui se souvient encore des motifs pour lesquels le Rdr n’a pas participé aux élections législatives de 2000 ? Même si les souvenirs se bousculent dans votre tête, n’y pensez même pas. Le Cnp de Die Kacou, version Dramane Ouattara, champion "des libertés individuelles", ne vous le permettrait pas. Une chose est sûre, Dramane Ouattara n’était pas en prison. Aujourd’hui, ce dernier pense que c’était une erreur parce qu’il est pris au piège de ses propres turpitudes et aimerait que son opposition l’accompagne dans ses forfaitures. Rien n’empêche Dramane Ouattara d’exercer le pouvoir de la façon dont il l’a pris. Qu’est ce qu’il a à faire des protocoles démocratiques ? Faire la cour à un parti politique pour qu’il aille aux élections quand on a été incapable de la faire au peuple tout entier pour lui épargner une guerre stupide, c’est absurde ! Oui, selon le point de vue des forces du progrès, le boycott des législatives en 2000 était une erreur parce qu’à cause des problèmes personnels d’un individu avec l’administration d’un pays, toute une génération de véritables politiciens n’a pu éclore. Au regard de ceux qui sont au devant de la scène politique aujourd’hui en Côte d’ivoire, Dramane a raison de dire que c’était une erreur. Quoique nous sommes convaincus qu’il ne le pense pas. Cela lui a tellement réussi. Il n’est pas moins heureux de plastronner dans les salons luxueux de la présidence aujourd’hui. Son "erreur" d’hier a porté.
En revanche, le FPI est loin de commettre une erreur en refusant d’aller à ces élections. Nous sommes convaincus que nous avons affaire à des politiciens responsables qui ne lient pas forcément la vie d’un parti politique au sort carcéral de leur leader. Surtout quand ce leader a prévenu qu’il est prêt pour le sacrifice de sa vie et que ses camarades devaient pouvait enjamber son corps pour continuer le combat pour les libertés si malheur lui arrivait. Que cela soit donc très clair, le Fpi n’ira pas à ces élections parce que ceux qui ont pris les armes pour imposer la "démocratie" se refusent à en appliquer les règles élémentaires. Que fait encore Monsieur « il n’est pas encore minuit » à la tête d’une commission dite indépendante et truffée de groupements rebelles. Un peu de bon sens svp !

Joseph Marat

Du menu fretin


Claude Guéant arrive en Côte d’Ivoire aujourd’hui. On a annoncé qu’il vient avec des bras chargés. Ce sont 50 véhicules "France au revoir " qu’il transporte dans sa besace pour notre police. Face à ce geste, on s’attend peut être à ce que le peuple ivoirien se répande en remerciements et en reconnaissance infinie. Oui ! C’est pour ça que la France soutient le régime de Dramane. Et c’est pour ça qu’elle hait Laurent Gbagbo qui négligeait, s’il ne le remettait pas en cause, les bons rapports entres les anciens colons et les ex-colonisés que nous sommes. Alors 50 véhicules, seulement après 6 mois de coopération intense avec la France, quelle aubaine ! Il n’y a que la France, "notre mère" patrie qui peut nous aimer à ce point. Et depuis, nous sommes sûr que dans les salons glacés de la présidence et de la primature ivoiriennes on se bombe la poitrine et on se fait des gorges chaudes pour avoir « réalisé en 6 mois ce que Laurent Gbagbo n’a pas pu faire en 10 ans. » 50 véhicules de seconde main et voilà notre police hyper équipée... D’aucuns diront : « mais, tout ça pour ça ?» et ils n’auront pas tort. Quand on regarde l’ampleur des dégâts commis par l’armée française sur le territoire ivoirien, rien que pour régler un contentieux électoral, on ne peut être que déçu du premier véritable geste de la France pour nous sortir du gouffre dans lequel son soutien aveugle à Dramane nous a plongés. Simple arithmétique, quand on ajoute les frais des 6 déplacements de Ouattara et les 3, au minimum, d’Ahmed Bakayoko en France à ceux des 6 officiels Français en Côte d’Ivoire, la récolte de 50 misérables véhicules est une arnaque. Et une grosse!

Joseph Marat

Le Far West de Dramane


Ce qui s’est passé hier à Yopougon est grave. D’autant plus grave que nous avons tous déploré l’introduction des machettes sur les campus universitaires en Côte d’Ivoire. Elles prospéraient déjà dans le milieu syndical des transporteurs et c’est en toute logique que dans leur volonté de vouloir casser la Fesci, les pontes du Rdr, en son temps, avaient introduit les machettes dans le milieu estudiantin. La suite nous la connaissons tous, et nous en sommes tous victimes aujourd’hui. Une jeunesse arrachée aux bancs de l’école et instrumentalisée pour faire la guerre à leur propre pays. Aujourd’hui la machette a cédé le champ à la kalachnikov. D’aucuns diront que cela est normal puisqu’on sort d’une guerre armée. Mais la gravité de ce qui s’est passé avant-hier sur le tronçon reliant Siporex et le carrefour sable, à l’entrée de Yopougon en venant du Banco, est d’autant plus inquiétant qu’il nous montre à quel point la dangerosité du pays est désormais sans limite. Il faut dorénavant se détromper de croire que les hommes en armes en Côte d’ivoire sont les seuls éléments des Frci en tenue bigarrée dans les rues du pays. Les conducteurs de gbaka, des taxis et taxis communaux communément appelés Woro woro sont aussi plus que suspects de détenir des armes sous leur siège. Avant-hier, tôt le matin, les habitants de l’entrée de Yopougon se sont réveillés avec des tirs de kalach. Nous sommes convaincus que ceux qui n’avaient pas le visuel ont pensé dans un premier instant qu’il s’agissait encore des clans rivaux des pistoleros Frci qui s’affrontaient dans un ultime règlement de compte. Nous nous sommes habitués et nous espérions secrètement que quand le régime et ses soutiens occidentaux seront fatigués de les voir ainsi parader dans les rues comme des âmes en peine, ils procéderont à leur désarmement. La relance économique en dépend et nous nous disons aussi qu’on ne conquiert pas un pouvoir pour le laisser dégénérer. Nous étions donc en droit d’attendre que Dramane Ouattara ramène ce pays sur les rails un jour. Seulement voilà, non seulement son "armée paysanne", pullule dans les rues et s’y est, en définitive, installée mais on s’est rendu compte aussi que la population a été armée. C’est dire que, même si demain, par extraordinaire, le pouvoir de Dramane, à son corps défendant procédait au désarmement de sa milice, il n’aurait rien fait pour la sécurité des Ivoiriens. Il se serait attaqué à la partie visible de l’Iceberg.
La Côte d’ivoire, après avoir "perdu" son prestige de première puissance économique de la sous région, s’enfonce, depuis la disparition d’Houphouët Boigny, dans une métamorphose qui fait d’elle la plus grande poudrière à ciel ouvert de la sous région.
Le drame dans tout ça, c’est que rien n’est fait et rien n’est envisagé pour endiguer le fléau. La sortie des armes par des transporteurs syndicalistes pour régler dans le sang un simple contentieux de contrôle d’un espace public est le signe d’un abcès profond. La Côte d’ivoire va mal et il ne pouvait en être autrement. Quand par courte vue et par manque de vision politique on prend des armes pour faire des revendications d’ordre social ou pour vider un contentieux électoral, il n’y a pas meilleure façon d’ériger en paradigme l’usage des armes à feu pour régler n’importe quel problème de société. Les échanges de tirs entre civils dans des tranchées de quartier, voilà Le projet de société auquel Dramane pensait certainement quand il ameutait tous les vendeurs d’armes et tous les mercenaires du monde pour dégager son adversaire politique qui l’invitait pourtant au recomptage des voix. Si le subconscient n’entretenait pas l’équivoque de l’interprétation subjective celui de Dramane nous aurait clairement dit qu’il souhaite, pour la société ivoirienne, cette totale déliquescence.

Joseph Marat

vendredi, 04 novembre 2011

La légitimité, le souffle qui manque à Ouattara


La légitimité est un concept juridique qui se nourrit en politique de la caution populaire. On ne peut s’en prévaloir logiquement à la suite d’une guerre contre un adversaire politique. D’aucuns diront que la guerre fut nécessaire pour installer le pouvoir légitime contre un régime politique qui ne l’était plus. Cela peut se tenir. Mais le contexte dans lequel Dramane Ouattara est arrivé au pouvoir ne permet pas de faire une telle analyse.
En 1993 la légitimité de Konan Bédié, à défaut d’une élection se fondait sur l’article 11 de la constitution. Quand il a organisé les élections en 1995, malgré le boycott actif, il n’était pas moins légitime parce qu’il a été déclaré vainqueur par la structure constitutionnelle qui en avait le droit.
Robert Guei n’était pas un chef d’Etat légitime. Il a même eu le courage d’être franc et de le reconnaitre en dissolvant la Constitution. C est à travers les élections de 2000 qu’il a voulu se tailler une légitimité. Il n’y est pas parvenu. La caution populaire lui a fait défaut et la chambre constitutionnelle de la cour suprême n’avait pas validé son hold-up électoral. Cette chambre n’avait pas eu à se dédire en proclamant Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection de 2000. Jusque là, quel que soit ce qu’on peut penser de la légitimité des chefs d’Etat précédents, il y a une constante. La Constitution a été chaque fois respectée.
Dans le cas de Dramane il n’existe nulle part un procès verbal attestant de sa victoire. Le procès verbal, ici, c’est le document établi sur la base du règlement intérieur de la commission électorale indépendante et qui atteste la victoire de l’élu. On considère que les structures étatiques communiquent par courrier. Youssouf Bakayoko n’a jamais transmis de procès verbal consacrant le consensus de la CEI sur la victoire de Ouattara au Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. En plus, ce dernier a été contraint de se dédire en proclamant pour la même élection, la victoire de deux candidats. Quand on ajoute la guerre qui s’en est suivie, on peut aisément déclarer qu’il ya un déficit de légitimité que Ouattara sait qu’il doit rattraper.
Mais Il ne veut pas qu’on découvre la supercherie qui se cache derrière les résultats de l’élection présidentielle de 2010. A-t-il réellement gagné ces élections ? Même dans la tête de ceux qui ont été les plus atteints par la désinformation sur les véritables résultats de ces élections, le doute existe. Une élection qui se termine dans la contestation et surtout dans une guerre de tranchées laisse toujours un goût d’inachevé. Quand on a mobilisé toute les forces vives de la communauté internationale pour convaincre sur sa popularité et sur sa victoire à l’élection, il y a un moment ou pour un homme politique sérieux, il faut le démontrer. Il aimerait pouvoir faire cette démonstration au cours des législatives prochaines. Pour le faire il faut forcement que le FPI participe a ce test, pourrait-on dire, de légitimité. Au moins, Ouattara se serait justifié avec une élection qui ressemble bien plus à un piège à c… qu’à autre chose puisqu’elles sont organisées, une fois encore par celui par qui le scandale électoral est né.
Joseph Marat

C’est la laisse qui serre

Qu’est-ce que le PDCI croyait ? Ou encore, où est-ce que ce parti politique se croyait-il ? Je ne pense pas qu’il ait pu se croire dans une République normale et dans un rapport d’équité politique en allant crier au loup avec le loup lui-même. Ou bien, se croyait-il dans un cirque où les fauves côtoient les proies ? Entre nous, il y a des alliances qui ne résistent pas au Karma des principes universels. Pour l’instant, durant cette période déterminante pour le choix des candidats de l’alliance RHDP, le Pdci semble s’être réveillé avec un coup de massue sur la tête. Il ne semble pas comprendre la boulimie de son allié qui se taille la part du lion dans la répartition des postes électifs. Morceaux choisis « pourquoi le Pdci est-il absent au nord ? Pourquoi dans une commune comme Attécoubé, où il ya deux postes à pourvoir, la totalité est-elle revenue au Rdr ? Sur 25 sièges de députés à Abidjan seulement 9 reviennent au Pdci contre rien pour les autres, pourquoi ? Dans une alliance, on négocie, on fait des arrangements là où ça coince pour consolider la cohésion ». Vous avez compris tout seul. L’agitation actuelle du Pdci est une tempête dans un verre d’eau. Elle n’ira pas loin. Le Pdci accompagnera le RDR dans toutes ses forfaitures politiques. Imaginez l’agneau dans une négociation d’indépendance avec le loup. Ce ne sont pas les occasions de casser cette alliance de dupes qui ont manqué. Il a renoncé à sa réclamation après la tenue du premier tour de la présidentielle de 2010 pour ne pas effaroucher le RDR. Quand il n’a eu que le menu fretin dans le dernier gouvernement, la grogne a fait long feu. Il n’y a pas longtemps Bédié criait sur tous les toits qu’il irait seul aux législatives. Après un séjour en France avec Ouattara, il a ravalé son impertinence. Il faut plaindre le Pdci, il se sait dans une relation du maitre et du chien. Il se plaint seulement quand la laisse serre un peu trop, mais il ne renonce pas à avancer.

Joseph Marat

jeudi, 03 novembre 2011

Les démons de Dramane Ouattara



Il n’y a pas longtemps, en réaction aux rumeurs de coup d’état qui ne cessent de courir depuis que Dramane Ouattara est au Pouvoir, le ministre pro Soro, Sidiki Konaté disait en substance que ce n’est pas à eux qu’on apprendra à faire la grimace des complots. Ils sont des vieux briscards qui connaissent tout des complots. Ils doivent tout ce qu’ils sont aujourd’hui à leur expertise dans le montage et l’exécution des coups d’état. Personne en Côte d’Ivoire ne peut donc les surprendre. Voilà qui est clair et bien pensé. A force de pratique, tous les pontes du pouvoir actuel ont donc développé un sixième sens qui les rend capables aujourd’hui de détecter un comploteur rien qu’en le regardant. Il n y a pas meilleure façon d’expliquer le complexe du coupeur de têtes qui mine les initiateurs de la rébellion ivoirienne parvenue aujourd’hui au pouvoir à coups de pratiques subversives. Le coupeur de tête ne tolère pas qu’on passe derrière lui avec une machette. Mieux, il lui suffit d’apercevoir un quidam avec un objet tranchant, pour se croire en danger parce qu’il est constamment hanté par la logique de son métier. La hantise du coupeur de tête ! Voila le complexe qui taraude le pouvoir de Dramane Ouattara actuellement. Il voit le complot partout. L’habitude étant devenu une seconde nature, les autorités actuelles de la Côte d’Ivoire pensent qu’il est impossible de faire la politique autrement que par des pratiques subversives. Ils ont peur de leur ombre a telle point que même l’arrestation d’un fugitif est présenter comme l’échec d’un complot. Et comme le ridicule ne tue pas, l’un des canards proche du pouvoir a trouvé que dans la seule journée du samedi dernier Dramane Ouattara le gourou à échapper à trois renversements simultanés. L’arrestation à l’aéroport de Port Bouet du commandant de la gendarmerie Seka Seka Anselme en transit en était un ; les tires de canon bien circonscrit dans le camp de gendarmerie d Agban en était un autre et enfin la manifestation de l’opposition a Yopougon à mille lieux des palais ou réside Ouattara visait à le renverser. C est à croire que sous le régime de l’homme aux milles solutions, le citoyen qui pense autrement doit vivre dans la crainte d’être découvert par nos satrapes télépathes atteints de complotite.
Mais, tout comme il est quasiment impossible de vouloir ramener à la juste mesure des choses un schizophrène qui se meut dans un monde parallèle, ce sera peine perdu de faire comprendre que c’est la même logique qui prévaut en face. Pour peu qu’il y pense, Dramane Ouattara devrait comprendre qu’il a le pouvoir le plus sécurisé qui soit dans l’histoire de la Côte d Ivoire moderne parce qu’en face il a un opposant qui a aussi un complexe, celui de la démocratie. Laurent Gbagbo et ses partisans sont hantés par les valeurs démocratiques depuis qu’ils ont décidé de faire la politique. Alors tout comme Ouattara et tout son clan croient en la force des armes pour parvenir au pouvoir, la foi en des moyens démocratiques pour la conquête du pouvoir est indétrônable chez les Gbagboistes. Il n’est donc pas dangereux de l’avoir comme opposant. En témoigne la longévité d’Houphouët Boigny qui est mort au pouvoir et la façon dont Gbagbo oblige le Putschiste Robert Guei à s’inscrire dans les voies démocratiques avant de perdre le pouvoir. Laurent Gbagbo tel qu’on le connaît, refuserait donc même dans sa situation actuelle et après tout ce qu’on lui a fait subir de prendre la tête d’une croisade subversive contre Dramane Ouattara.
En définitive, le régime actuel devrait dormir tranquille parce qu’il a affaire à des démocrates convaincus. Mais peut-on empêcher quelqu’un d’être poursuivi par ses propres démons et de les voir partout, même dans son propre miroir.

Joseph Marat

La léthargie au sommet


Voie fluette, allure soignée, démarche empesée dans des bureaux de verre, sur des tapis de velours, couleur sang de préférence, friand des flatteries du genre « entre deux jets », le bling bling… voila Alassane Dramane Ouattara, son monde et c’est peut-être tout. En fait où a-t-on vu un jet-setter se tuer a la tache. Ils sont soit des fils à papa qui trônent sur des fortunes bâtit par des générations de bâtisseurs ; ils sont soit des arnaqueurs qui prospèrent dans les failles du système social, pas besoin de travailler ; soit ce sont des vendeurs d’illusions qui vivent au dépend de ceux qui les écoutent.
Dramane Ouattara a promis monts et merveilles aux Ivoiriens. Il n y a pas longtemps, de retour d’un voyage, il a professé qu’il était revenu mettre les ivoiriens au travail. Mais que dalle. A part l’exhibition d’Anne Ouloto qui a tournée court et qui a fait plus de mal que de bien au petit peuple, que fait Dramane Ouattara depuis qu’il a enfin tout le pouvoir.
On se souvient qu’on nous avait promis 5 universités en cinq ans, soit une université par an. Les seules que nous avions et qui fonctionnaient en tant de guerre sont fermées. Nous nous souvenons aussi de la promesse électorale du million d’emplois jeunes. C’est à croire aujourd’hui que Dramane attend de faire le bilan du million d’emplois perdus avant d’entamer son programme. Le cout de la vie a-t-elle une seule fois baissée ou le gouvernement nous donne-t-il des signes qu’il y travaille ?
C’est un sage allemand qui a dit en substance qu’un peuple mérite toujours le dirigeant qu’il a. après avoir célébrer Doug Saga, et son mouvement de «couper-décaler», peut être avons-nous mérité Alassane Ouattara, un frimeur qui ne fait rien.

Joseph Marat

HRW sous la dictée de Ouattara

Heureusement que Human rights watch (HRW) n’est pas le tribunal que nous attendons pour faire justice au peuple de Côte d’Ivoire. Heureusement que cette organisation, pour nombre d’Ivoiriens, ne jouit plus d’aucune crédibilité depuis que l’on sait ses accointances avec le cercle restreint des amis de M. Dramane Ouattara. Heureusement que nous n’avons pas besoin que Human rights watch vienne nous raconter ce que nous avons vécu. N’eut été cela, nous serions tous devenus fous. Tellement le chef de l’Etat manœuvre pour manipuler nos opinions.
Le dernier rapport de cette organisation américaine pue la manipulation, la désinformation et la mystification. On est à se demander pourquoi une organisation de droits de l’homme qui se veut sérieuse se donne tant de peine, au prix de sa crédibilité, pour blanchir une rébellion. Nous ne parlons pas d’une révolution populaire qu’aurait matée dans le sang le pouvoir de Laurent Gbagbo, mais bien d’une rébellion, fruit de personnes qui ont produit toute une littérature pour justifier pour quoi ils ont, comme des bandits de grands chemins, pris les armes contre leur pays. Dans le dernier rapport de HRW, 13 personnes sont identifiées comme étant les responsables de tous les crimes de sang commis sur le sol ivoirien. Le rapport omet royalement de citer Alassane Ouattara et Soro Guillaume après avoir aligné d’une part, Laurent Gbagbo, Blé Goudé et 6 autres partisans de l’ex camp présidentiel. Cela n’est pas surprenant. Nous avons appris à voir la communauté dite internationale prendre les criminels pour les victimes et ce n’est pas la première fois qu’une supposée organisation des droits de l’homme se transforme au contact du dossier ivoirien, en organisation du droit des criminels. Un peu d’actualité pour voir à quel point HRW est manipulé. Laurent Gbagbo est sur la liste de cette Ong parce que soutiennent-ils, il était au sommet de la chaine de commandement. Alors ou était HRW, quand après le 11 avril dernier, pendant que M. Dramane Ouattara et Soro étaient désormais aux commandes de l’Etat ivoirien, toutes les organisations sérieuses dénonçaient les tueries de Yopougon et toutes les graves exactions à travers tout le pays ? Ou faut-il penser que ceux qui ont été tués par les bandes armées qui ont accompagné la prise de pouvoir de Ouattara à Abidjan ne sont pas des hommes ? Pathétique que tout ça !

Joseph Marat