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jeudi, 03 novembre 2011

L’espoir est en prison



Comme cela peut encore arriver dans ce pays heureusement, je me suis retrouvé un matin dans une enceinte fermée à double tour avec un ami pour assouvir notre passion : débattre politiquement. Les rues grouillent d’espions et les agoras ou fora de joutes politiques relèvent désormais de notre histoire récente. Au fil de la causerie, mon ami m’avoue que comme la plus part des ivoiriens il porte le deuil de l’arrestation du président. Seulement, il avait espéré que le pays ne perdrait pas au change. Alassane Ouattara est tout de même un nom connu dans les hautes finances du monde. Son carnet d’adresse devrait être insubmersible pour un petit pays comme la Côte d’ivoire. S’il réalise ne serait-ce que le 10ème de tout ce qu’il nous a promis, on ne devrait pas regretter trop longtemps le Woody de Mama. Mais, finit-il par dire, plus les jours passent plus la désillusion fait place à ce qui aurait pu être une consolation.
J’ai dit à mon ami que c’est indéniable qu’il ait eu dans ce pays plusieurs millions de personnes qui, de bonne fois, ont placé l’espoir, en Alassane Ouattara. Mais ils ont eu tort. Et le sentiment de désillusion n’est que le moindre mal. Quand un homme politique doit laisser des traces de progrès dans la mémoire d’un peuple cela se remarque dans ses prises de position. Ce n’est pas en distribuant des promesses de milliards qu’on impulse l’évolution à une société. Ce sont des prises de position idéologique capables de façonner la mentalité des peuples qui pistonne le progrès. En France nous avons De Gaule pour son appel à la résistance, en Inde Gandhi pour sa non-violence contre un impérialisme anglais violent, Luther King aux Etats Unis pour son rêve d’un Etat sans ségrégation, Nelson Mandela pour ses sacrifices contre l’apartheid, Laurent Gbagbo pour son combat pour la liberté et la démocratie. Quel acte peut militer pour Ouattara dans cette constellation de géants. Les Programmes d’Ajustement Structurel? Le soutien à une rébellion sauvage? La culture de l’emprisonnement des opposants? Les privatisations abusives? Ouattara a-t-il une seule fois montré qu’il est capable de défendre un idéal progressiste? J’ai fini par dire à mon ami que l’espoir du peuple ivoirien est en prison à Korhogo. Prions que la descente dans les profondeurs de la déchéance ne soit pas longue.

Joseph Marat

L’espoir est en prison



Comme cela peut encore arriver dans ce pays heureusement, je me suis retrouvé un matin dans une enceinte fermée à double tour avec un ami pour assouvir notre passion : débattre politiquement. Les rues grouillent d’espions et les agoras ou fora de joutes politiques relèvent désormais de notre histoire récente. Au fil de la causerie, mon ami m’avoue que comme la plus part des ivoiriens il porte le deuil de l’arrestation du président. Seulement, il avait espéré que le pays ne perdrait pas au change. Alassane Ouattara est tout de même un nom connu dans les hautes finances du monde. Son carnet d’adresse devrait être insubmersible pour un petit pays comme la Côte d’ivoire. S’il réalise ne serait-ce que le 10ème de tout ce qu’il nous a promis, on ne devrait pas regretter trop longtemps le Woody de Mama. Mais, finit-il par dire, plus les jours passent plus la désillusion fait place à ce qui aurait pu être une consolation.
J’ai dit à mon ami que c’est indéniable qu’il ait eu dans ce pays plusieurs millions de personnes qui, de bonne fois, ont placé l’espoir, en Alassane Ouattara. Mais ils ont eu tort. Et le sentiment de désillusion n’est que le moindre mal. Quand un homme politique doit laisser des traces de progrès dans la mémoire d’un peuple cela se remarque dans ses prises de position. Ce n’est pas en distribuant des promesses de milliards qu’on impulse l’évolution à une société. Ce sont des prises de position idéologique capables de façonner la mentalité des peuples qui pistonne le progrès. En France nous avons De Gaule pour son appel à la résistance, en Inde Gandhi pour sa non-violence contre un impérialisme anglais violent, Luther King aux Etats Unis pour son rêve d’un Etat sans ségrégation, Nelson Mandela pour ses sacrifices contre l’apartheid, Laurent Gbagbo pour son combat pour la liberté et la démocratie. Quel acte peut militer pour Ouattara dans cette constellation de géants. Les Programmes d’Ajustement Structurel? Le soutien à une rébellion sauvage? La culture de l’emprisonnement des opposants? Les privatisations abusives? Ouattara a-t-il une seule fois montré qu’il est capable de défendre un idéal progressiste? J’ai fini par dire à mon ami que l’espoir du peuple ivoirien est en prison à Korhogo. Prions que la descente dans les profondeurs de la déchéance ne soit pas longue.

Joseph Marat

Le déclin d’une civilisation


Sous le prétexte de nous envoyer la civilisation et nous transmettre les valeurs de l’humanisme, précédé en cela du message de la bondieuserie, l’occident a assujetti les peuples d’Afrique. Cela a duré plus d’un demi siècle. L’Afrique s’est laissée abreuver à la source d’une certaine rationalité, d’un droit-de-l’hommisme exacerbé, d’un juridisme prétendument équilibrant, pour justifier l’idée que tous les hommes naissent égaux en dignité.
Quand en Europe, un penseur comme Friedrich Nietzsche a levé le voile sur la supercherie pour dire qu’en réalité nous ne sommes pas égaux et que faire comme si nous l’étions relève de la pure hypocrisie et de la pure idiosyncrasie. Quand plus tard son compatriote a traduit cette philosophie en acte politique en mettant en place un système politique pour la promotion de la race aryenne, toutes les forces vives de l’Afrique ont été mobilisées pour aller combattre Hitler. Aujourd’hui même si les écrits du premier sont encore accessibles parce que rangés dans le registre de la folie de pensée, ceux du Führer, particulièrement Mein Kampf, sont frappés d’ostracisme au nom de la civilisation de la raison et de l’humanisme.
Aujourd’hui, la même Europe soutient en Côte d’ivoire un individu qui revendique faire la politique au nom de sa tribu et de sa religion. Et ce, contre celui qui la fait au nom des principes élémentaires du rationalisme démocratique. En Libye, elle a refusé l’appel de Kadhafi à venir instaurer « leur démocratie » dans son pays. Contre tout bon sens humanitaire et judiciaire, la voilà applaudissant une exécution extra judiciaire et dansant pratiquement comme des sorciers d’une autre époque autour des restes d’un être humain. Dans les pays ou elle partage le front social avec des pseudos révolutionnaires, elle ne propose que la violence irrationnelle pour chasser les dirigeants comme s’il suffisait de renverser un régime pour s’assurer une légitimité politique. L’Europe dans sa croisade contre les « dictatures » parle rarement de démocratie. Les personnes qu’elle impose et avec la façon dont elle les impose, ne peuvent se prévaloir d’être des démocrates. Quand une civilisation se renie n y a-t-il pas lieu de penser qu’elle a pris attache avec son déclin.

Joseph Marat

Le Chef, le boulanger et le boucher


Après une dure journée à écrire pour informer le peuple ivoirien sur la non gouvernance de Dramane Ouattara, je suis rentré chez moi. Je me suis pratiquement jeté dans le premier canapé qui s’est offert à moi pour essayer de trouver quelques instants de repos. Mais le programme de la télévision au bout de quelques minutes, m’a tiré de ma lassitude. Master chef, tel est le nom de l’émission de compétition culinaire qui passait sur TFI. C’est la demi-finale qui opposait une jeune fille de 22 ans à un monsieur d’un âge mâture. Une seule place en finale les oppose dans la confection d’un met en un temps donné.
Dans ce genre de compétitions, c’est à la dernière minute que tout se précipite. Au bout de l’heure, la jeune fille, à peine a-t-elle mis la dernière touche à sa présentation qu’elle se rend compte que l’adversaire est dans les difficultés. Son œuvre était encore dans le four. Au lieu de se réjouir, elle interpelle son adversaire pour lui rappeler la fuite du temps et jaillit de sa position pour apporter son concours au protagoniste. L’accolade des compétiteurs consécutive à cet instant de panique consacre un moment de forte émotion. On voit animateurs et membres de jury écraser des larmes au coin des yeux. Ironie du moment, mais charme de la compétition, celle qui a secouru a perdu. La leçon de l’histoire et la réflexion que cela inspire est que la politique est comparée, par les poètes, à la cuisine. Le rapport n’est certes pas évident, mais je me suis demandé s’il n’y aurait pas eu une série d’empoisonnements en raison de la haine que se vouent généralement les politiciens. Je ne puis aller loin dans cette imagination parce que l’essence de la cuisine est de nourrir et non de nuire. Ceux qui ont comparé la politique à la cuisine ont eu la pensée perspicace parce qu’en réalité on ne fait pas la politique pour nuire. On la fait pour proposer aux autres la joie de vivre ou le bonheur, même sur sa courbe asymptotique. Aujourd’hui, nous nous demandons si les Ivoiriens ont encore envie de se mettre à table. Y-a –t-il encore quelqu’un en Côte d Ivoire qui veuille faire la politique ? Les armes sont les filtres mortels de l’art de diriger les hommes et cet art cesse d’en être un quand il charrie des armes contre le peuple.
En Côte d’Ivoire on a introduit les armes dans le champ politique et plus personne aujourd’hui ne veut s’attabler. Tenez ! Seka Seka Anselme ne s’est pas présenté au procureur de la République et nous entendons dire qu’on nous dise qu’il s’est évadé ou a tenté de s’évader. La politique est devenue trop dangereuse pour des gens qui tiennent à la vie. L’épilogue de l’histoire c’est que sous le régime du président Gbagbo ceux qui étaient en exil sont rentrés avec des allocations viagères. Sous ce régime c’est la présidence qui se rendait chez les opposants pour partager leur peine, leur joie et souvent même les prévenir des dangers qu’ils pourraient courir. Sous ce régime les partis politiques étaient financés, les journalistes expérimentaient la véritable liberté d’expression. Les rebelles avaient leur place dans les gouvernements. Sous ce régime l’homme fort faisait vraiment la cuisine et tout le monde mangeait. C’était un bon cuisinier. Et les convives furent tellement ivres de bombance qu’ils le surnommèrent le boulanger. Ils ne croyaient pas si bien dire. Ils ignoraient certainement qu’en politique il est préférable d’être un boulanger qu’un boucher.

Joseph Marat

La « solutionneuse » défectueuse


Nous n’aurions jamais su de quoi il est capable si nous ne l’avions pas vu à l’œuvre. A partir de la génération de ceux qui étaient déjà étudiants en 1990, il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre qu’il avait échoué à remettre la Côte d’ivoire sur les rails. Notre pays était déjà en crise depuis bientôt 10 ans quand on a proposé Dramane Ouattara à Houphouët comme une « solutionneuse » de dernière génération.
Mais, dans tout marchandage, le jeu de la confrontation psychologique sur la valeur du produit se fait toujours au détriment de celui qui sait moins. Avec du recul, on peut dire que le président Houphouët Boigny a été dupé. On lui a vendu un matériel défaillant. La preuve en est qu’après quatre ans à la primature ivoirienne, la Côte d’Ivoire a récolté une dévaluation, un coup d’Etat en 1999, une rébellion en 2002, une guerre comme solution pour vider un contentieux électoral en 2011 et la liste est loin d’être exhaustive. Quand bien même qu’ Houphouët s’en rendît compte après, bien avant, le piège était malheureusement trop fin pour lui, pour qu’il s’en défît.
Aujourd’hui, le même Dramane a réussi, à dégager (le terme est de lui-même) celui qui s’était mis a redresser le bateau ivoire.
Revoilà la «solutionneuse». A-t-elle eu le temps de faire sa visite technique. La question est légitime, mais c’est la réponse qui est cruelle. La machine a un défaut de fabrication. Elle ne saurait changer sa manière de fonctionner.
La Côte d’Ivoire a recommencé à s’endetter plus que de raison. Selon des indiscrétions, nous allons commencer bientôt à rembourser les 400 millions d’euros ostentatoirement présentés comme un don de l’UE et de la France juste au lendemain de l’arrestation du Président Gbagbo. A cela, il faut ajouter la perte des effets de l’initiative PPTE. Après six mois de gouvernance de l’attelage Dramane-Soro, nous avons perdu l’avantage de l’initiative PPTE est toujours repoussée aux calendes grecques. Ces deux hommes ont échoué. Et ne comptez pas sur eux pour le reconnaitre.
A la prochaine dévaluation du francs CFA que les spécialistes jugent inévitables, vous les entendrez dire qu’ils ont fait en six mois ce que Laurent Gbagbo n’a pu faire en 10 ans. Ce qui dans l’absurde, n’est qu’une vérité de Lapalisse.

Joseph Marat

Bouaké se préfère dans "l’exclusion"


Après avoir lu un article sur le cuisant échec d’Anne Ouloto à Bouaké, je me permets aujourd’hui de vous raconter une petite histoire. - Depuis qu’on la croyait porter disparu depuis quelques temps sur le terrain du déguerpissement à Abidjan, j’étais loin de penser qu’elle avait mis le cap sur Bouaké avec ses tracteurs. Oui ! Il faut féliciter Mme la ministre qui, pour une fois, dans la politique ivoirienne, s’est refuser d’exclure les habitants de Bouaké Korhogo, Katiola, Odienné et consort… Malheureusement, les maitres de Bouaké qui ne sont pas si naïfs que cela, ont préféré être exclus que d’ouvrir les bras aux tracteurs de malheur d’Anne Désiré Ouloto. L’article ajoute même que pour éviter la confrontation sanglante qui obstruait l’horizon, la "Bulldozer" a été obligée de replié sur Yamoussoukro et que dans ce repli elle n’a pas cesser de marmonner contre Guillaume Soro. – alors pour revenir à mon histoire, sachez qu’elle tient à rappeler que depuis le 11 avril 2011, le pays n’est pas gouverné malgré toutes les agitations des membres du gouvernement. L’histoire, c’est Anne Ouloto elle-même, au temps où elle écrasait tout sur son chemin comme un malabar dans les rues d’Abidjan, qui la raconte lors d’une conférence de presse à des journalistes pour leur expliquer le caractère irréversible de son action et leur faire savoir le soutien dont elle bénéficie de la part du Rhdp et surtout de Dramane Ouattara qui y tient comme à la prunelle de ses yeux. Elle a dit qu’ à cause de la vigilance qu’on accorde à son projet de démolition systématique au plus haut niveau, elle a été obligé de s’endetter pour dédommager et contraindre une parente à abandonner l’emprise de son magasin sur le VGE. Alors quand (retenons qu’abobo est restée en friche) devant la réticence à laisser débuter les travaux, d’un certain Diarrassouba alias Diarraba pompeusement commandant de Bouaké, une ministre de la république se trouve dans l’obligation de tendre un document quelconque signé par le chef d’Etat major Soumaïla Bakayoko – que le rebelle déchire par ailleurs – on se demande bien si toute la Côte d’Ivoire est vraiment sous la coupe de Dramane Ouattara ou s’il ya une véritable chaîne de responsabilité administrative dans ce pays. Oui, nous savons qu’avec nos frère des Frci, nous sommes désormais "au Côte d’Ivoire ", mais tout de même.

Joseph Marat

Le sourire de Simone et de Laurent

Le ciel ombrageux de la Côte d’Ivoire s’est illuminé avant-hier de deux photographies lumineuses venues des goulags du nord. Et à propos, on a tout dit. Mais on ne dira jamais assez de cette force morale qui caractérise les grands hommes de l’Histoire. Même les medias proches des "vainqueurs" en sont tombés sous le charme.
Alors que leur mentor se trouve dans son meilleur élément à la tribune de l’Unesco, c’est la photographie d’un Laurent Gbagbo serein et d’une Simone Gbagbo souriante qui a barré la Une de leur canard. Il est difficile de vouloir cacher le soleil avec la main. Ce ne sont pas les moyens qui ont manqué pour les faire oublier. Mais hélas ! Ils n y arrivent pas. Gbagbo et son Epouse sont trop immenses pour eux. Le sourire et la sérénité affichés, en attendant avec dignité, la justice, comme tout leader démocrate qui ne se prend pas pour un roitelet au dessus de la loi. Voilà les preuves de leur grandeur. Avoir encore la force de sourire après des tonnes d’humiliations subies n’est pas donné à tous.
Les hommes qui ont souri à la vie alors que la nature humaine leur recommandait le contraire dans l’histoire de l’humanité, nous pouvons les compter du bout des doigts. Et nous ne sommes pas sûr d’en oublier.
Socrate a tenu à boire la cigüe - ses amis avaient réuni les moyens pour l’en épargner - pour le triomphe du seul principe de la justice. Il avait été condamné à tort. C’est encore pendu à la croix de la malédiction que le Christ a demandé au Père céleste de pardonner à ses bourreaux. Martin Luther King était encore victime d’un racisme violent quand il a rêvé d’une société sans ségrégation, au lieu de prendre les armes. Mahatma Gandhi a sacrifié toute sa vie à montrer que la violence est une faiblesse face à la non violence. Mandela a renoncé à la vengeance après plus de 27 ans de son existence dans la cage répressive de l’apartheid.
Avez-vous souvenance d’un seul sourire de Bédié dans son exil doré de Paris ? Ou, Alassane Ouattara a –t-il une fois souri au peuple ivoirien quand celui-ci rechignait à le reconnaitre comme l’un des siens ?

Joseph Marat

Gbagbo a choisi de sauver la Côte d’Ivoire


Laurent Gbagbo leur a coupé les herbes sous les pieds. Il les a supplantés dans leur projet funeste de mettre ce pays à sac et de lui arracher son âme. C’est toute la leçon que les ivoiriens devraient tirer de tout ce qui se passe en Libye aujourd’hui. Oui ! Vu de loin ce qui est arrivé en Côte d’ivoire est un moindre mal en comparaison à ce qui arrive au peuple Libyen. Les images qui nous parviennent des villes comme Syrte, Benghazi, Tripoli… fleurons de l’émergence africaines, celles de la torture et de l’assassinat du Guide Libyen, étalé sur un grabat pour les camera du monde pour montrer que l’Afrique est le sol de l’indignité et enfin les images de tuerie de tous les citoyens libyens qui ne pensent pas comme les rebelles, nous saisissent dans une sorte de méditation métaphysique sur le sens de l’histoire. Un ami de l’ex Zaïre me disait au vu de ce qui se passait en Côte d’ivoire qu’il était parvenu à la conclusion que Mobutu a aimé le peuple Zaïrois plus que Kabila. Ce ne sont pas les armes et les hommes qui lui manquaient pour écraser la rébellion Kabila et s’il fallait engager une guerre de cent ans avec ses soutiens. Au risque de ravager le Zaïre. Quoique décrit comme des dictateurs, ce sont des cœurs de chair qui battent dans leur poitrine pour leurs peuples dont ils incarnent finalement l’âme à force de les avoir guidés. On se hâte souvent de parler de reconstruction comme s’il suffit de le dire pour revenir de la mort. Kadhafi sur un grabat de fortune comme un vulgaire malfrat, c’est ce que la Libye moderne a de plus haut en honneur, de plus haut en dignité, de plus haut en notoriété, en somme c’est toute l’âme du peuple Libyen qui s’en est allée. Laurent Gbagbo, en allant aux élections malgré le non désarmement, en refusant de faire la guerre à la France, en se laissant prendre et incarcérer, a fait un choix. Le choix entre la mort et la prison. Il a fait le choix de sauver la Cote d’Ivoire.

Joseph Marat

Pacte avec le diable


Il y a des histoires qu’on raconte au conditionnel parce qu’elles cherchent à arracher notre foi et non notre conviction. Quoique s’appuyant sur des faits réels, elles rendent compte de leur agencements et nécessité endogène. En la matière seule la rigueur de l’interprétation fait foi.
En 1939, avant la deuxième guerre mondiale, Hitler aurait signé un pacte avec le maitre du monde par des prêtres tibétains interposés qu’il aurait ramenés en Allemagne pour y veiller. Il aurait demandé à avoir la victoire sur les alliés (la France, la Grande Bretagne …). En contrepartie, le Führer devait faire plusieurs dizaines de millions de victimes dont serait friand le maitre du monde. Nous comprenons peut être pourquoi Hitler fit le choix systématique de l’extermination du peuple élu de Dieu et que cela fut appelé holocauste (holocauste). Au bout du délai qui lui fut accordé, la guerre n’aurait pas produit le quota escompté. Le maitre du monde aurait donc décidé de prendre le manque à fournir dans le camp d’Hitler. Les troupes du führer auraient commencé subitement à prendre de l’eau sur tous les fronts. Voyant que le maitre du monde était en train de récupérer son dû, Hitler aurait exécuté tous les prêtres tibétains afin que la dette du maitre du monde ne subsiste pas après sa mort qu’il savait imminente. L’Allemagne aurait continué à payer cette dette du sang si les prêtres tibétains étaient restés en vie dans le pays.
Dans une contrée africaine imaginaire, un dirigeant aurait fait pareil pour prendre le pouvoir. Il aurait promis 100 000 morts sur 6 mois de guerre. Malheureusement son adversaire aurait eu vent du deal et pour l’amour de son peuple aurait refusé de se battre. On imagine la panique du contractant qui se serait mis à tuer même quand ce n’était plus nécessaire. La pression du quota aurait été telle qu’à la moindre catastrophe qu’il était bien plus intéressé par le nombre de morts que de survivants. Le délai aurait expiré alors qu’il n’était qu’au quart de sa prévision…
Pour la suite de l’histoire, retenons simplement que toute comparaison n’est pas raison.

Joseph Marat

Les houphouëtistes à l’épreuve de la démocratie



A raison, le président Laurent Gbagbo disait dans l’un de ses nombreux discours pédagogiques que la Côte d’ivoire, pour être viable, est condamnée à être un Etat démocratique. Dans un pays qui compte au moins une soixantaine d’ethnies et une vingtaine de régions, il n’ya pas mieux que le système politique démocratique pour taire les sources naturelles de conflit dans la gestion de l’Etat. Aucun leader politique ne peut se prévaloir d’une légitimité ethnique ou régionaliste pour s’imposer aux autres. Même s’il appartient à la plus grande ethnie et région du pays, il lui faudrait encore montrer que son ethnie est plus importante en nombre que toutes les autres ethnies réunies, après s’être assuré que, même dans sa tribu, il jouit d’une unanimité totale. Les hommes politiques ivoiriens, excepté Gbagbo bien sûr, font difficilement cette lecture. Et ils empoisonnent leur partisans avec l’idée que Laurent Gbagbo n’aurait jamais dû devenir président de la république parce qu’il appartient à une ethnie minoritaire. Variable de « on ne veut pas que je sois candidat parce que je suis musulman et du nord ». Et comme si, appartenir à une ethnie minoritaire était une tare, pendant que l’appartenance à une ethnie majoritaire faisait de quelqu’un l’hérité légitime du trône ivoirien, des hommes politiques ivoiriens continuent de s’abreuver à ces thèses ethnocentristes concoctées dans des officines impérialistes européennes et qui denient aux africains tout sursaut rationaliste. Le dernier en date, c’est Mamadou Koulibaly. Il rejoint les Houphouëtiste non pour une exclusion idéologique, mais pour rééditer le dramanisme. Bien avant lui, Félix Houphouët Boigny n’a-t-il pas symbolisé le pouvoir en Côte d’ivoire par un siège royale Akan ? Il est mort au pouvoir après avoir confisqué, 33 ans durant, l’article 7 de la constitution qui appelait à l’ouverture démocratique et créé l’article 11 qui assurait une succession de type monarchique. Hier, c’était Henry Konan Bedié qui faisait des siennes pour empêcher toute transparence démocratique. Le boycotte actif de 1995 eut lieu pour rappeler que seule la démocratie et toute la démocratie est la seule voie du salut en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui faut-il en parler ? Des armes ont été prises, comme au temps des wisigoths et Ostrogoths pour conquérir le pouvoir au nom d’une région dite exclue. Pour ne pas que nous ayons à compter sur eux qui viennent à peine d’arriver, ils prétendent être des démocrates de cru.

Joseph Marat