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mardi, 30 août 2011

Gnénéma Coulibaly : Ouattara Alassane a droit de vie et de mort sur nous tous

Monsieur coulibaly Gnénéma, ministre des droits de l’homme et des libertés publiques a accordé une interview à un confrère la semaine dernière. Celui-ci lui pose la question suivante : « que pourrait répondre le juriste Gnénéma Coulibaly aux avocats du couple Gbagbo qui estiment que leurs clients sont arbitrairement assignés à résidence ? » le ministre répond : « il n’y a aucun critère qui permette de parler d’arbitraire. Nous disons bien la loi qui permet l’assignation à résidence est dite par décret. Il est donc clair que cela dépend de l’appréciation de celui qui décrète or selon notre loi normative, la constitution, seul le président de la République signe des décrets. C’est donc au président de la république d’apprécier si vous êtes dangereux pour lui ou non ». Il y a rarement eu autant d’inepties au m2 et de la part d’un soi-disant ministre de la République.
Premièrement Gnénéma coulibaly croit avoir dit quelque chose de très intelligent quand il dit qu’il n’y a pas de critère qui permet de parlé d’arbitraire. Lui le ministre des droits de l’homme croit avoir donné une réponse pertinente à des avocats qui se plaignent du manque justice. Justement, c’est parce que les critères que vous devriez avoir sont illisibles que les juristes parlent d’arbitraire. Alors répondre à cela qu’il n’y en pas, c’est apporter de l’eau au moulin de ceux qui pensent que nous ne sommes plus dans un état de droit. C’est comme si monsieur Gnénéma répondait goguenard au juriste soucieux lui du droit de l’homme : « oui, il n’y a plus de loi qui permette de condamner quelqu’un. Les seules lois qui prévalent aujourd’hui ce sont les humeurs de Ouattara. Il a désormais droit de vie et de mort sur tout le monde. Il est le plus fort de la jungle. »
La seconde incongruité qui est bien plus une escroquerie morale qu’autre chose, c’est de faire croire qu’il tient ces absurdités de la constitution de 2000. On avait déjà dit qu’ils n’ont pas la tête de l’emploi et ils ne lisent pas.

Joseph Marat

samedi, 20 août 2011

Ils sont désormais plus ivoiriens que nous



Je m’en allais me promener sur la toile quand je suis tombé sur l’article d’un informateur du net. Il rapportait les propos du Cheick Boikary Fofana patron du cosim qui disait ceci : « La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui 20 millions d’habitants. Elle peut en compter le double sans qu’il y ait aucun problème(…) J’entends parfois dire que les étrangers ont tous pris chez nous et il ne nous reste plus rien. Mais où étaient ces derniers lorsque les étrangers prenaient ces secteurs. (…) les étrangers n’iront nulle part, ils sont chez eux en Côte d’Ivoire ».
Devant cette parole forte, je me suis dit, mais qu’est-ce qu’il y a encore ? D’où vient encore ce débat sur la xénophobie et l’ivoirité ? Avec tout ce que nous vivons actuellement, quel ivoirien n’a pas compris que tout est possible sur cette terre et qu’on pourrait par exemple transférer toute la population de la chine sur le territoire français et vice versa, sans rien perturber. Qui n’a pas encore compris dans ce pays que les questions de nationalité, d’étranger sont devenues taboues au point d’aller provoquer le grand Cheick Boikary Fofana.
Au nom de l’amour que nous devons aux étrangers nous avons enregistré en 2002 une rébellion sauvage qui nous coutés la vie d’au moins 10 000 de nos concitoyens. A cause de notre nationalisme, après une dizaine année à nous convaincre que nous sommes les plus grands xénophobes du monde, ils ont bombardé tous les symboles de notre Etat en avril dernier. Juste avant, près de 3000 Guérés perdaient la vie dans leur brousse. Plus loin encore, Ils ont trouvé que Laurent Gbagbo n’a pas assez fait quand il s’est transformé en dictateur d’un instant pour faire d’Alassane Ouattara un candidat exceptionnel. Il sera traduit devant le TPI. Qui n’a pas encore compris que les chantres de l’ivoirité, les Venance Konan, Konan Bedié et consort ont abandonné ce combat depuis belle lurette ?
Grand Cheik pardon. Malheur à celui qui a osé réveiller ton courroux. Nous préférons encore mieux nous exiler au Ghana et au Libéria que de disputer nos terres aux étrangers. Oh si ! Ils sont plus chez eux ici que nous-mêmes.

Joseph Marat

Quand la niaiserie s’en mêle



« Sur la question récurrente de la libération de l’ex-chef d’Etat et de ses codétenus pour, dit-on, sceller la réconciliation nationale, Bruno Koné a laissé entendre qu’il n’a pas l’impression que c’est la préoccupation de la majorité des ivoiriens plutôt confrontés aux problèmes de chômage, de nourriture, de logement, de route, de scolarisation de leurs enfants, de cohésion sociale… » Ce sont là les propos d’un ministre de la République rapportés par un journaliste de Frat-Mat qui, apparemment, aura fait de son mieux pour porter le fardeau de la cohésion sociale. Il a associé l’idée que de la libération de Gbagbo et de ses compagnons dépend la cohésion sociale. Celui qui surprend dans sa réponse, c’est le ministre Koné Bruno porte-parole du gouvernement. Mais d’où nous vient-il encore celui-là pour personnifier à ce point le manque de sens politique et la niaiserie tout court ? C’est à croire qu’on les a triés. Il n’y a personne parmi eux qui puisse lever le petit doigt pour arrêter les scarifications qu’ils creusent dans le tissu social du pays. A l’image de la horde de rebelles qui ont assailli le pays en 2002, ils ont fait irruption dans la politique en ignorant ses règles élémentaires. Quand on les entend parler, on se demande même s’ils lisent un livre par an sur l’évolution des sociétés qu’ils prétendent diriger.
Ce n’est pas parce qu’on est pro Gbagbo qu’on le dit. Mais que le porte-parole du gouvernement sache que Laurent Gbagbo et son épouse Simone jouissent, selon la constitution de Côte d’Ivoire, de ce qu’on appelle "immunité". Le premier parce qu’il est ancien chef d’Etat et d’office membre du conseil constitutionnel, la dernière parce que présidente d’un important groupe parlementaire. Ce sont des élus du peuple. Alors monsieur le ministre, ce n’est pas en violant, comme des voyous la constitution d’un peuple qu’on s’occupe au mieux de sa cohésion. Et j’ajoute que gouverner pour la majorité, c’est forcément gouverner pour un clan. Ce n’est pas à cela qu’est appelé un gouvernement sérieux. Surtout quand dans des pires calculs on attribue à la prétendue minorité le taux de 46%.

JOSEPH MARAT

Une éthique pour des personnes sans éthique


«Notre pays a souffert pendant trop longtemps de pratiques illicites qui ont porté atteinte à la crédibilité de notre gouvernement. La corruption, la course effrénée à l’enrichissement illicite, le népotisme et les détournements en tous genres ont été érigés en mode de gestion». C’est par ces mots que Alassane Dramane Ouattara marque son indignation et met en place une charte du nord, pardon, une charte d’éthique devant laquelle ses 36 ministres se sont prêtés au jeu des acteurs les plus chevronnés de la place. On évitera de faire la fine bouche pour dire bravo Ali Baba, que dis-je, bravo Alassane. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Devant ce qui me paraissait donc être une eau de jouvence morale pour les forces nouvelles politiques de Cote d’ivoire, j’ai dépoussiéré l’un de mes dictionnaires de l’étymologie grecque pour une hygiène de l’interprétation de la situation. Après avoir dit qu’il vient d’ethos qui veut dire mœurs et qu’il est synonyme de morale, l’académicien donne une suite d’autres significations données par des grands penseurs. Parmi elles, je retiens celle d’Aristote qui dit que l’éthique est une « science pratique ayant pour objet l’action de l’homme en tant qu’être de raison et pour fin la vertu dans la conduite de la vie ». Je me suis dit : quel esprit saint a bien pu inspirer Alassane Ouattara pour qu’il se dise qu’il est temps de descendre du sommet de l’irraison ? On était arrivé à penser que la raison et la vertu avaient disparu de la pratique politique en Cote d’Ivoire avec l’avènement de la rébellion. Alors je me suis dit, Ouattara va enfin déclarer ses biens et peut-être nous instruire de la façon dont on devient warifatchè après quelques années à la primature d’un pays sous développé. Il va enfin libérer les innocents captifs dans ses geôles de nord et incarcérer les rebelles qui continuent, sur son appel irrationnel, de rendre le pays ingouvernable. Il va s’en dire qu’il va se démettre lui-même au nom du dieu de la morale qui le visite enfin. Sans cela, qu’on n’empêche personne de penser qu’on n’a que faire de la morale de personnes sans éthique.

Joseph Marat

L’arbre ne tombe jamais avec ses oiseaux.


C’est avec Laurent Dona Fologo que nous nous sommes enrichis de ce proverbe. Il aiguillonne l’esprit de tous ceux qui veulent bien comprendre le destin qu’imposent souvent à chacun les grands détours de l’histoire. Je me suis donc laissé entrainer dans les profondeurs du discours du sage. J’ai compris que ce n’est pas tout ce qui fait le charme de l’arbre qui se laisse nourrir à sa sève. Dans l’arbre, il y a les racines, le tronc, les branches les feuillages et les oiseaux. Ces derniers viennent s’assoir selon les saisons. Prêts à s’envoler à la moindre secousse. Leur rapport avec l’arbre est un rapport d’intérêt. Ils viennent profiter du confort de l’arbre tant qu’il peut le leur offrir. Dès qu’il tombe, il s’envole à la recherche d’un autre à parasiter. Quel enseignement !
La triste histoire de Laurent Gbagbo depuis le 11 avril 2011 nous laisse admirer l’envol de nos oiseaux nationaux. Un ballet aérien qui, finalement, ne laisse personne indifférent, tellement la nature tient à nous émerveiller. Un sage, grec celui-ci, avait dit que l’étonnement est le début de la sagesse.
Laurent Dona Fologo, chapeau pour cet albatros pour qui la politique a toujours été la saine appréciation de la réalité. Moa Gloféi, compassion pour ce faucon en cage. Enfermé dans la prison de sa propre cachette, il crie à ses ‛‛geôliers″, qu’il est devenu inoffensif. Elie Halassou, pitié pour le corbeau qui s’est laissé prendre dans les filets de sa propre turpitude….Meambly, sourions au perroquet qui s’est subitement souvenu de son maitre et de ses vieilles récitations. Maguy le Tocard, requiem pour l’aiglon qui n’a pu échapper à l’adresse du chasseur dozo. Mamadou Koulibaly, le tisserand dont le nid nous avait paru définitif.
Pour dire à tous ceux qui se découvrent actuellement être du signe zodiacal "oiseau" que nous, les branches et les feuilles du baobab qui sommes tombés avec le géant de la forêt, ne saurions les en vouloir. Quelque fois l’expression du dépit amoureux peut être violente. Mais qu’on se souvienne tous qu’un autre sage, ivoirien celui-là, avait dit qu’un oiseau ne se fâche jamais contre l’arbre.

Joseph Marat

dimanche, 14 août 2011

Les hommes de Ouattara


Il n’a pas la tache facile. Il a tellement rêvé gouverner les ivoiriens qu’il n’a pas regardé à la moralité de ceux qui l’y aidaient. Pour éteindre le feu, on se soucie difficilement de la pureté de l’eau qu’on utilise. Pour assouvir sa passion du pouvoir d’Etat, il a ameuté tous les grands bandits de la sous région. Au moment de gérer le pays le voilà confronté à un sérieux problème d’effectif. Dans ce pays on connait des éminents savants qui ont bradé leur cause au RDR. Mais on comprend aujourd’hui que cela ne suffit pas. Sur l’échelle de la compromission, de la vulgarité, du manque de scrupule, ils sont en mauvaise position. Ils n’ont certainement pas voulu, par la pudeur que leur recommande le dépôt de connaissance en eux, associer leur image au plus grand scandale politique de leur pays.
Sinon, entre nous que fait Soro Guillaume dans le fauteuil d’Ake Ngbo, l’homme aux 22 diplômes ? Que fait Kandia Camara à la place de Loes Oble, une éminence grise internationalement reconnue ; pourquoi Mabri Toikeusse un médecin douteux à la place de l’homme du budget sécurisé au ministère du plan ? que font les dozo dans nos commissariats ? La nomination de Meité Sindou au secrétariat national à la bonne gouvernance est un mauvais casting. C’est le signe qu’on n’est pas venu pour ça. Dans les archives du journal Nord Sud, il porte la médaille de l’ordre de la pire gouvernance. Il faisait la vente parallèle des journaux pour grugés les partenaires.
C’est un adage chinois qui dit « plus on est entouré de cancres, mieux on se sent indispensable et important. » En effet, depuis le 11 avril 2011, on a l’impression que le temps est devenu orageux pour l’intelligentsia ivoirienne. Les universités sont fermées et les cerveaux sont traqués. C’est à croire que d’Houphouët Boigny, les houphouetistes n’ont retenu que le pire. Accorder la promotion à tous ceux qui excellaient dans les compromissions et s’enorgueillir d’avoir rendu Loua Diomandé pauvre. Celui-ci avait commis l’imprudence de ramener dans les caisses de l’Etat la “monnaie″ de ses courses.

Joseph Marat

Il veut nous donner une constitution


En dépit des airs policés et européanisés qu’il se donne, Alassane Ouattara est un chef d’Etat africain. Il ne tient pas à déroger à tout ce que cela implique. Susciter une rébellion sauvage dans un pays tiers, prendre le pouvoir par un coup d’Etat sanglant, éliminer les opposants ou les incarcérer pour être le seul maitre à bord, tripatouiller la constitution pour ne plus jamais partir du pouvoir, voilà quelques traits typiques de "l’africain" au pouvoir.
Alassane O. vient d’annoncer ce qui va compléter son CV d’homme d’Etat africain. A l’occasion de sa nième violation de la constitution de Cote d’Ivoire, lors de l’installation de Wodié à la place de N’dré, il a annoncé qu’il va changer la constitution. On le comprend celle qui est là n’en est pas une. En fait elle n’existe pas pour lui. En effet, Ouattara a pris le pouvoir comme on le prend dans une jungle. Depuis qu’il est là, la Cote d’ivoire n’a rien à envier à l’Etat de nature de Thomas Hobbes. Il a saisi et séquestré, avec la violence qu’on connait au plus fort, celui qui était là et qui, en brandissant des textes de loi, prétendait diriger un Etat démocratique. Dans la foulée il a contraint tous les opposants à l’exil et mis leurs leaders dans des goulags de torture. Aujourd’hui, après avoir soumis le pays à sa machine de répression, le despote promet changer la constitution. Non cher Léviathan, ne vous donnez pas la peine d’en changer, on n’en avait pas, donnez-nous en une. Surtout une que vous pouvez respecter. Et non celle que vous nous avez appelés à voter en 2000 et qui finalement ne vous seyait pas.
Sinon, pour être sérieux, dans un Etat moderne, un individu, surtout quand il se dit président d’une république démocratique, ne change pas la constitution de son pays. Il peut, en tant que chef d’Etat, avec l’ensemble de ses ministres, en avoir l’initiative. Le reste dépend des députés et du peuple. Ce n’est pas une affaire de saison. Au demeurant, Ouattara peut-il nous dire ce qu’il reproche à la constitution de 2000 votée par 86% des ivoiriens.

Joseph Marat

Le tac au tac d’un internaute



A l’occasion du tour du propriétaire effectué par le Premier ministre Français François Fillon en Cote d’ivoire, un officiel aurait traité les ivoiriens de chiens aboyeurs. Cette injure est pratiquement passée inaperçue. Un individu quel que soit son titre ne devrait pas se donner le droit d’insulter de la sorte un peuple. Nous osons espérer que ce ne sont pas les morves de celui qui s’est senti morveux qui lèveront l’indignation des moralistes. Lisons, sourions et tournons la page.
« Je me demande, s'il est politiquement correcte qu'un préfet de colonie traite "ses" administrés, les ivoiriens de chiens ? Or donc selon leur décompte, 46% d'ivoiriens qui ont voté le Président GBAGBO, sont des chiens ! Fologo tu es chien, Malick Coulibaly, tu es chien, l'ex grand chancelier Youssouf Koné tu es chien, peuple de Côte d'ivoire, tu es chien ! Mais au fait un chien est un ami fidèle de l'homme qui n'aboie que lorsqu'il voit dans l'attitude du visiteur quelque chose de louche, d'incohérent, le chien anticipe sur la conduite de vol ou de violence du visiteur. A la différence des caravanes des déserts souvent constitué de brigands, ah je comprends pourquoi il s'identifie à une caravane. Il est chef de brigands, de violeurs et de tueurs, pourquoi est ce que le chien n'aboierait-il pas car il est rentré par effraction dans la cours. En psychanalyse on dirait que ton inconscient vient de révéler ce tu ne voulais pas admettre, tu es putschiste, tu es là par effraction, honte à toi! Pendant ses dix ans de pouvoir le Président Gbagbo n'a jamais injurié les ivoiriens. Or donc nous sommes des chiens raison pour laquelle tu nous tues. Comme on le dit chez nous en côte d'ivoire, ce n’est pas toi. Ce sont les lâches personnes comme N’zue-ba, Fo-logo et autres, alors qu’ils savaient la vérité, n'ont jamais voulu rien dire de peur de perdre leurs privilèges. Sache qu'il y a des chiens plus futés que les membres de ta caravane »
C’est la réaction d’un ivoirien qui a tout simplement voulu laver l’honneur du peuple de Cote d’ivoire face aux personnes sans vergognes qui s’autorisent à l’insulter. Pas d’autres commentaires.

Joseph Marat

Les indépendances se refusent au régime Ouattara


Le sang sur le pont Félix Houphouët Boigny, le premier vendredi du mois de ramadan. Et cela n’a pas suffis. Dans la même journée, un autre accident grave au niveau de l’Indenié, deux bus de la même compagnie Sotra entrent en collision. Une trentaine de blessés sur le macadam cette fois. Toute affaire cessante, il parait que Soro Guillaume et Alassane Ouattara, chacun selon son agenda et avec son clan d’officiels, se sont précipités au chevet de la nation endeuillée. Plus tard on apprendra que ceux qui étaient entrain de préparer les fastes de leur première fête de l’indépendance en tant que patrons exclusifs de l’Etat ont perdu l’appétit. Trois jours de deuil à la place des festivités de l’indépendance. Et depuis les supputations vont bon train. Dans un pays où les hommes de Dieu sont recherchés à cause de leur révélation apocalyptique et où des autorités affichent sans gène leur appartenance à des loges franc-maçonniques, ce ne sont pas les interprétations mystiques qui ont manqué. Dieu, et ce ne serait pas la première fois, aurait-il fait le sacrifice des ivoiriens pour que reviennent définitivement la paix ? Ou encore sommes-nous face à la première gorgée de sang que réclament généralement les pratiques ésotériques pour consolider un pouvoir ? A chacun sa lecture de cette triste et inédite journée noire.
Quoique, pour ceux qui croient en l’immanence de la force des choses, on ne peut pas faire la guerre à un Etat pour le soumettre aux forces coloniales et vouloir commémorer ses indépendances. C’est comme si la mystique des événements historiques disait aux autorités ivoiriennes qu’elles ne méritent pas de célébrer les indépendances en Côte d’ivoire. Et ce n’est certainement pas pour rien qu’après avoir salué la bravoure des forces licornes, ils ont renoncé, sans entêtement cette fois, à fêter les indépendances. A la place, elles ont été bien inspirées de mettre un deuil de trois jours pour que la conscience nationale se souvienne que ce n’est pas de gaité de cœur qu’on retourne sous la colonisation.

Joseph Marat

samedi, 06 août 2011

La parenthèse Ouattara

Je suis tombé, sur l’un des nombreux sites de la toile, sur un texte de Gisèle Dutheuil. Cette dame auteure de livre pour enfants et directrice d’Audace Institut Afrique, militante pour le recul de la pauvreté dans le monde, membre fondateur d’Audace Institut Afrique, a pondu un petit texte assez lucide pour une européenne sur la crise ivoirienne. Le titre du texte pour ceux qui aimeraient le retrouver est le suivant : Côte d’Ivoire: vous avez dit démocratie ? Elle y déplore toute l’armada médiatico militaro diplomatique qui a été déployée pour instaurer finalement en Cote d’Ivoire un régime politique innommable, en relevant les traits de la politique de déplanification de l’Etat de Cote d’Ivoire par Alassane Dramane Ouattara. En lisant ce texte j’ai eu l’impression que nous sommes dans une sorte de parenthèse qui comme toute parenthèse se refermera.

Alassane Ouattara a pris le pouvoir en faisant bombarder le palais présidentiel construit par Félix Houphouët Boigny. Hallucinant pour quelqu’un qui se dit houphouetiste. Inutile de dire qu’il a permis le saccage des infrastructures essentielles de l’Etat de Cote d’Ivoire comme s’il voulait régner sur le chaos. Au moment ou on s’attend à ce qu’il dise qu’il a fait un coup d’Etat et qu’il dissout la constitution, Alassane Ouattara dans une sorte de fourberie entraine le peuple ivoirien dans une aventure institutionnelle sans visage. Il prête serment sur une constitution qu’il viole constamment. L’exil des ivoiriens, la séquestration d’un chef d’Etat, la dissolution du parlement, la détention abusive des opposants politiques, les nominations à des postes électifs comme au conseil économique et social, le remplacement anti constitutionnel du président du conseil constitutionnel, la transformation des universités en caserne… A l’allure où vont les choses, ce ne sera pas surprenant que demain les couleurs nationales, le nom, les frontières nord du pays changent. Où allons-nous ?

On a l’impression que le peuple de Cote d’Ivoire assiste, avec un calme inquiétant, à la parenthèse d’un jeu d’enfant qui fera long feu.

Joseph Marat