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mercredi, 20 juillet 2011

Bienvenue dans la république des démagogues

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Me rendant à mes occupations, je me suis arrêté devant l’étalage d’un vendeur de journaux pour titrologuer comme tout le monde. J’avais commencé à peine à lire les premiers titre lorsque j’entends quelqu’un, à coté de moi, jurer en ces termes : « ils continuent de nous prendre pour des ploucs ceux-là. Ils croient que nous sommes tous dans un film policier. Même dans les pays dits développés, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on a doté la police d’hélicoptères. Ils n’ont qu’à commencer par payer l’entièreté des salaires et baux des policiers et même à libérer les commissariats »
Ma curiosité est interpellée, je fais alors un tour rapide des Unes, et je découvre sur quelques journaux Rhdp, la fanfaronnade du ministre Hamed Bakayoko. Je perçois immédiatement tout le dépit de ce titrologue qui était déjà en train de s’en aller. Mon esprit se mis à scruter la profondeur de cette réaction, bien plus un ras-le-bol qu’autre chose.
Je me souvins que dans le mois de mars dernier, alors que le gouvernement Ake Ngbo se débattait contre les embargos pour payer les salaires, le ministre Kobenan Koussi Adjoumani, sur la télévision pirate Tci, s’étranglait presque pour montrer à quel point, à l’ère de la monétique, Laurent Gbagbo ramenait notre société à l’époque de la pierre taillée en faisant faire des paperasses aux fonctionnaires pour toucher leur pécule.
En effet, que faut-il dire aujourd’hui des ‘’monéticiens’’ qui exposent les ivoiriens aux intempéries devant des caisses d’argent dans les casernes ? Que faut-il dire de la rosée qui a fait place aux pluies de milliards dans le ciel ivoirien ? On avait même promis une université par an et un lycée par mois à notre belle Cote d’ivoire qui va bientôt enregistrer son premier pont flottant. Hier encore, on pouvait lire que le chef, depuis Monrovia, rêve d’une maison pour chacun des 20 millions d’ivoiriens.
Mon compagnon d’un instant a-t-il trop compris que nous n’avons pas seulement changé de chef d’Etat. Nous avons changé aussi de république. Bienvenue dans la république des démagogues.
Joseph Marat

lundi, 18 juillet 2011

Cote d'ivoire parmi les pays les plus dangereux au monde



Freedom House a publié le vendredi passé la liste des 20 pays les plus dangereux au monde et la Côte d’Ivoire en 15ème position sur cette liste est aujourd’hui le 7ème Etat africain le plus répressif de la planète. Selon cet organisme l’élection présidentielle de novembre 2010 a provoqué de violents conflits, et a plongé le pays dans l’impasse politique. Selon les estimations, plus de 3000 personnes auraient perdu la vie dans les affrontements qui ont suivi la contestation électorale. Là s’arrête l’objectivité de ce classement qui aurait pu mettre la Cote d’ivoire à la première position sans que cela n’émeuvent personne. On comprend généralement le manque de lucidité de ces organismes qui mesurent la dangerosité des Etats. Ils ne s’abreuvent que des dépêches toujours biaisées de l’Afp sur la Cote d’ivoire.
Sinon en septembre 2002 une horde de rebelles a arraisonné le pays exigeant la déplanification de toutes les structures étatiques pour le compte de leurs commanditaires. Depuis cette date la société ivoirienne vie au rythme des desiderata de personnes soutenues qui sous des cieux plus rationnels devraient être traités comme des hors la loi. Aujourd’hui ou depuis le 11avril de cette année, ils sont parvenus à leur fin. Ce qui aurait été surprenant c’était de voir la Cote d’ivoire sortir de ce bourbier des sociétés infréquentables trois mois après leur accession au pouvoir d’Etat. Ce que savent le mieux faire les nouvelles autorités de Cote d’Ivoire, c’est ce qu’elles font depuis le 19 septembre 2002, c’est maintenir la population dans la terreur.
Les pays africains qui précèdent la Cote d’ivoire sur cette listes sont la Libye, la Guinée équatoriale, L’Érythrée, la Somalie le Soudan, le Tchad. Pour une bonne frange des ivoiriens cette succession est contestable. Leur pays, au regard de ce qui s’y passe actuellement mériterait, bien d’occuper la deuxième place après la Libye qui vient finalement d’être frappée aussi d’ostracisme.

Joseph Marat